LE FORFAIT DE TROP D'ACT-UP !

Les faits
Les réactions

(archevêché (2), collectif, Gaylib, UMP, France 3, France Inter, Mairie de paris, Ministre de l'intérieur...)

- Les autres forfaits commis par Act-Up -

- Le trop grand nombre de profanation
subies dans l'indifférence -


Les faits:

Echauffourées à Notre-Dame après une parodie de mariage homosexuel

PARIS - Dimanche 5 juin 2005

  Le recteur archiprêtre de Notre-Dame de Paris a été légèrement blessé dimanche dans des heurts entre des membres du service d'ordre de la cathédrale et des militants d'Act Up venus célébrer une parodie de mariage homosexuel, a constaté un journaliste de l'AFP.

  Une vingtaine de militants se sont introduits dans la cathédrale où ils ont procédé en quelques minutes à une parodie de mariage, sous l'oeil de fidèles et de touristes. Déguisé en prêtre, un membre d'Act Up a "marié" deux femmes, tandis que les manifestants scandaient: "Benoît XVI, homophobe, complice du sida". Les petites filles d'honneur étaient des hommes déguisés en fille.

  Poursuivis par le service d'ordre de la cathédrale, les militants sont sortis, mais des heurts ont éclaté à l'extérieur, au cours desquels le recteur archiprêtre, Monseigneur Patrick Jacquin, a été légèrement blessé. Se disant touché à la nuque, il a reçu sur place les premiers soins des pompiers.
 Selon le service de communication de la cathédrale, ses équipes de sécurité ont été prises à partie par les manifestants, jusque sur le parvis. Et le recteur a été frappé alors qu'il demandait à dialoguer avec l'un des responsables. Il estime que ce simulacre a violé les dispositions de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat et relève d'une incitation à la haine raciale et religieuse.
  La cathédrale entend donc porter plainte avec constitution de partie civile.

  "Il y a eu une manifestation dans la cathédrale, c'étaient des sauvages. J'ai été mis à terre et piétiné, frappé par derrière à la base du cou, c'est scandaleux de s'en prendre à moi et au pape", a-t-il déclaré à l'AFP.
   "Cette bande musclée a envahi la cathédrale créant un trouble manifeste de l'ordre public. Je me réserve le droit avec l'archevêché de porter plainte contre ces actes barbares, odieux et scandaleux", a-t-il ajouté.

Joint par téléphone, le président d'Act Up Paris, Jérôme Martin, qui participait à la manifestation, a affirmé avoir lui-même été frappé et a dénoncé une "mise en scène" du prêtre.
"Nous ne voulions pas être agressifs vis-à-vis des croyants (...) le service de sécurité, agressif, a voulu arracher notre banderole", a-t-il assuré à l'AFP.

  Les manifestants d'Act Up avaient participé dimanche matin à un rassemblement devant la mairie de Paris "contre l'homophobie et pour l'égalité des droits", marquant le premier anniversaire du mariage homosexuel de Bègles.

sources : AFP, La Croix , France 3, Libération
Photos de l'événement
Interview de Rachel, la jeune femme qui a participé à la mascarade, par le Bureau Audiovisuel Francophone

 

Pour rappel, Act-Up reçoit des subventions de l'Etat, des financements alloués par la Direction générale de la santé, et du Département de Paris. (source : Act-Up Paris)

Et ce n'est pas la première fois que l'association agit ainsi (distribution forcée de préservatif à Notre-Dame, interruption d'une messe à Meaux présidée par le nonce apostolique, protestation pendant une messe de la Toussaint à Notre Dame de Paris,...) S'il ne s'agissait jusqu'ici que de trouble de l'ordre public, nous sommes arrivés aujourd'hui à une profanation du sacré, et Act-Up parle de nouvelles actions, qui ne pourront aller que crescendo...


ARCHEVECHE DE PARIS -
SERVICE DE LA COMMUNICATION

« Hier, dimanche 5 juin 2005, après la Messe célébrée par l’Archevêque de Paris à Notre-Dame devant des milliers de fidèles portugais à l’occasion de leur fête nationale, un groupe de militants d’ACT’UP a parodié, au cœur de Notre-Dame, la célébration d’un « mariage » entre deux femmes. Un tel acte est d’une extrême gravité puisqu’il porte atteinte d’une manière intolérable au caractère sacré du lieu et qu’il ridiculise et tourne en dérision la foi de millions de français.
Les auteurs de ce « coup médiatique », secondés par la télévision et la radio publiques, visent à imposer leurs opinions par des voies de faits.
Une église est un lieu de culte et ne peut en aucune manière être ainsi utilisée. Les lois de la République postulent le principe fondamental de la liberté du culte et de son exercice.
  Le Recteur affectataire de la cathédrale, agressé, a porté plainte pour violences volontaires en réunion. Il appartiendra à l’enquête d’établir les faits et de dénoncer les allégations mensongères. »

 


Communiqué du 06 juin 2005

Le Collectif "Oui à la famille, non à l'homofolie" condamne fermement les actes de violence physique et verbale commis par les militants du groupe Act-up à l'encontre des catholiques le dimanche 5 juin 2005 au cours d'une parodie de mariage homosexuel dans la cathédrale Notre Dame de Paris. Ces appels à la haine contre la famille, contre l'Eglise et contre la morale catholique ne sont pas acceptables et appellent une réponse ferme de la Justice.
Le Collectif assure de son soutien Monseigneur Patrick Jacquin, recteur de la cathédrale, qui a été blessé dans cette agression et qui a dû recevoir des soins.
Le Collectif souhaite que ce type de provocation permette à chacun d'ouvrir les yeux sur le caractère inacceptable des revendications, contraires à la loi divine, à la loi naturelle et au simple bon sens, d'une minorité d’agitateurs.

 

GAYLIB
Communiqué du 7 Juin 2005

« L’INCITATION A LA HAINE RELIGIEUSE AUSSI STUPIDE ET AVEUGLE QUE LA HAINE HOMOPHOBE »

GayLib condamne sans réserve la provocation faite par ActUp dimanche dernier devant les fidèles et les touristes à Notre-Dame de Paris.

Nous désapprouvons toute action qui vise à investir un lieu de culte et à y singer une cérémonie religieuse. L’incitation à la haine religieuse ne fait pas avancer d’un centimètre nos propres revendications. Elle ne peut qu’attiser indignations, émotions et colère chez nos concitoyens.

GayLib souhaite que les couples de même sexe puissent avoir accès au mariage civil. Ceci est une liberté fondamentale qui nous est encore refusée. Alors pourquoi prendre le risque de carboniser dans l’opinion publique le mariage gay au travers d’une parodie de mariage religieux aussi décalée que consternante ?

Si le clergé catholique et sa hiérarchie sont hostiles aux gays, c’est aux gays catholiques eux-mêmes, à leurs familles et à leurs amis qu’il convient de prendre les choses en main pour adapter l’Eglise à notre société, pas à une association tierce qui plus est subventionnée par l’Etat.

C’est également l’occasion de rappeler le strict respect du principe de laïcité. Alors pourquoi s’attaquer à une religion en particulier ? La dimension religieuse est une affaire qui relève des croyances de chacun. On est libre d’y adhérer ou non et ce n’est pas à ActUp de dire ce qu’il faut en penser.

L’image que reflète ce type de provocation ne correspond pas, selon nous, à l’image que souhaite se donner la majorité des gays de notre pays pour faire avancer leurs droits et leurs devoirs. Les grandes batailles pour les droits civiques n’ont jamais été gagnées par la provocation et l’absence de respect pour l’autre. C’est plutôt en faisant partager nos convictions au plus grand nombre, en dialoguant avec chacun y compris ceux avec lesquels nous ne sommes pas d’accord que nous parvenons à faire évoluer la loi.

  • Au nom de l'UMP-Paris, Philippe Goujon et Claude Goasguen ont condamné l'agression de dimanche.
    Pour le président de la fédération UMP de Paris, Philippe Goujon, il y a eu "une atteinte à la liberté d’exercice du culte, odieuse et scandaleuse, accompagnée de violences contre des prêtres".
    Le président du groupe à la mairie de Paris, Claude Goasguen, a demandé des sanctions contre les responsables de cette manifestation, affirmant que "rien ne peut justifier une quelconque atteinte à la liberté religieuse".
  • Les Verts l'approuvent. Sergio Coronado, porte-parole des Verts et témoin du simulacre de mariage a déclaré sur France 2 soutenir parfaitement ces actions au nom de la lutte pour les "droits des homosexuels". Selon lui le message de l’Eglise entraîne des comportements homophobes.
  • Aucune autre réaction pour le moment ni des évêques de France ni des responsables politiques
  • France 3, la chaîne de télévision qui a couvert l'événement, répond à ceux qui l'ont contacté :
Réponse de France 3
aux personnes qui les ont contacté

France 3
médiatrice des rédactions
7, esplanade Henri de France
75907 PARIS CEDEX 15

Paris, le 10 juin 2005


Monsieur,

J'ai bien reçu votre message concernant l'intervention d'Act Up à la cathédrale Notre-Dame. Je peux comprendre votre réaction et votre émotion.
D'autres téléspectateurs, comme vous, se sont interrogés sur la présence de France 3 à l'intérieur de la cathédrale. Pour vous répondre, j'ai bien évidemment visionné le sujet et j'ai interrogé la rédaction.
Je peux vous apporter les éléments suivants.

Dans l'agenda de la journée du 5 juin, communiqué par l'Agence France Presse à l'ensemble des rédactions, était signalé un rassemblement « pour l'égalité
des droits », à l'appel de plusieurs associations de défense des homosexuels dont Act Up. Ce rassemblement était prévu devant toutes les mairies de
France. Une équipe de France 3 s'est donc rendue à 11h, la place de l'Hôtel de Ville de Paris, pour couvrir cette actualité. Il n'était, alors, absolument pas
question d'une action à Notre-Dame.
L'équipe de France 3 a continué à suivre le déroulement de cette manifestation et les membres d'Act Up. Au moment de leur entrée intempestive dans la cathédrale, notre équipe n'a pas eu le sentiment que cet acte était anodin, bien au contraire. Elle a décidé de les suivre. Il y avait une profanation d'un lieu de culte dont elle était témoin. Nos journalistes étaient eux aussi choqués et surpris. Ils ont jugé important de montrer l'action blasphématoire d'une parodie de sacrement de mariage. Dans le commentaire le côté attentatoire a été souligné et le recteur archiprêtre a fait part de son indignation.

La rédaction assure avoir voulu rendre compte de cette action avec l'intention de ne pas en être complice.

Voici les éléments qui m'ont été communiqués. Pour ma part, je me permettrais l'observation suivante : nous pouvons nous demander si cette action coup de poing méritait un titre dans notre édition du 19 /20 et le lancement du sujet aurait pu être plus nuancé et plus sobre. Merci d'avoir pris le temps de nous écrire. Vos remarques ont été bien sûr transmises à la rédaction. Sachez que nous restons attentifs à vos réactions et qu'elles contribuent à notre réflexion.

Cordialement.

Marie-Laure AUGRY
Médiatrice des rédactions de France 3

source

 

  • France Inter était sur place et a fait un compte rendu en faveur complète des militants d'Act-Up.
    Voici la réponse donnée à un de nos signataires qui s'est plaint de ce parti-pris :
Réponse de France Inter
à une personne qui les a contacté

De : CARTIER Caroline [mailto:Caroline.CARTIER@radiofrance.com]
Envoyé : lundi 6 juin 2005 16:51
Re: Votre chronique à ND de Paris

Cette chronique est un point de vue, mon point de vue. Par nature, elle ne peut être neutre et n'engage que ma responsabilité. Quoi qu'il en soit je vous remercie de votre écoute passionnée et suis désolée de vous avoir choqué. Si cela se reproduit n'hésitez pas à me le faire savoir Et donnez le bonjour de ma part à RTL et Europe 1
Sincèrement

Caroline Cartier

De : CARTIER Caroline [mailto:Caroline.CARTIER@radiofrance.com]
Envoyé : mardi 7 juin 2005 12:56
Re: Votre chronique à ND de Paris

Bonjour Monsieur,

J'étais sur place j'ai assisté et tourné moi-même, enregistré les joies et les heurts. J'ai vu les agresseurs et les agressés. Je vais certainement d'ailleurs témoigner à la Police suite à la plainte de monsieur le recteur Jacquin J'ai également monté moi-même le sujet, ce n'était pas un publi reportage, c'était mon choix. Merci de le tolérer
Sincèrement
Caroline Cartier

De : CARTIER Caroline [mailto:Caroline.CARTIER@radiofrance.com]
Envoyé : mardi 14 juin 2005 00:00
Re: Votre chronique à ND de Paris

Le médiateur de Radio France s'est exprimé à ce sujet dimanche vers 10h 45 Si vous voulez encore le contactez n'hésitez pas :
mediateur@radiofrance.com

A bientôt
Caroline Cartier

 

  • Position de l'archevêché de Paris

Position de l'archevêché de Paris sur notre pétition

Le 15 Juin 2005

Nous aurions souhaité vous répondre plus tôt, mais nous avons été noyés sous le flot des sollicitations diverses.

Merci de nous avoir consulté, c’est le signe d’un souci de justesse et de justice tout à fait louable. Voici quelques éléments, il arrivent tardivement mais pourrons peut-être vous éclairer :
  • il est tout à fait légitime d'être ému et scandalisé par l'acte commis et la complicité passive de certains médias publiques dans cette affaire.
  • il est en effet étonnant que beaucoup de ceux si prompts à dénoncer et se porter au secours se taisent aujourd'hui.
  • l'archevêque a réagi par le communiqué ci-joint et en adressant un lettre au résidents de F3 et Radio France, puis saisit le CSA.
  • les plaintes contre Act Up et France 3 ont été déposées.
  • les acteurs de cette comédie cherchent à entrer en conflit ouvert et frontal avec l'Eglise. Il ne faut pas leur faire cet honneur. Ce sont des professionnels de l'agitation et de la propagande. Nous avons à défendre le droit à la dignité de nos lieux de culte et à la protection de l'honneur des chrétiens. N'entrons pas dans un autre débat pour lequel ceux qui ont commis ce forfait n'ont ni légitimité ni représentativité.
  • L'Eglise défend ses enfants mais sans tapage. Qu'ils soient bien certains qu'elle est entendue par ceux qui doivent l'entendre, mais sans esclandre ni provocation.
  • bien évidemment les démarches individuelles non-violentes et obéissant à la charité de l'Evangile (qui exige que la Vérité soit annoncée mais avec un amour total de tout homme) sont laissées au libre arbitre des baptisés.
  • votre démarche répond à un besoin de s’exprimer et de se faire entendre, et à une nécessité d’agir. La mobilisation de l’opinion publique est un outil très efficace.
  • Fraternellement,

     

    Michelle Blanc
    Chargée de communication

     

    • Tribune signée par 14 puis 129 députés, parue dans Valeurs actuelle le 17 Juin 2005

    Act Up, une provocation de trop

       Le dimanche 5 juin, des militants d’Act Up ont voulu commémorer le premier anniversaire du “mariage” de Bègles en organisant un simulacre de mariage entre deux femmes dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Une messe, célébrée par l’Archevêque de Paris devant des milliers de fidèles, venait de se terminer. Monseigneur Jacquin, recteur de la cathédrale, a été victime des échauffourées qui ont suivi. Dans l’enceinte de la cathédrale, les militants d’Act Up ont crié « Benoît XVI, homophobe, complice du sida ».

      « Association issue de la communauté homosexuelle, Act Up-Paris veille à défendre équitablement toutes les populations touchées par le sida », lit-on sur le site internet de l’association. C’est d’ailleurs au titre de la lutte contre le sida qu’elle touche chaque année des subventions publiques.

      On ne peut qu’être surpris d’apprendre que la violation d’un lieu de culte relève de la santé publique. Il ne s’agit plus là de défendre des populations, mais bien de venir empêcher des personnes de pratiquer librement la foi qu’elles ont choisie. Les militants d’Act Up ne toléreraient-ils donc pas que d’autres aient une croyance ? Savent-ils ce que vit individuellement chacun de ceux qui viennent à Notre-Dame soit pour se recueillir, soit pour profiter de ce lieu culturel et patrimonial ?

      Par leur action, ce sont deux principes fondamentaux qu’ils remettent en cause. Ils ne respectent d’abord pas le droit à la liberté religieuse et la simple liberté individuelle. Ce lieu est un lieu de culte qui, en tant que tel, a une valeur sacrée pour des millions de croyants. C’est aussi un lieu chargé d’histoire, source d’inspiration pour François Villon, Victor Hugo et Paul Claudel, où Philippe le Bel a réuni les premiers Etats Généraux du Royaume en 1302 pour affirmer l’indépendance de la France à l’égard de la papauté, où Napoléon a été sacré empereur en 1804, où le général de Gaulle s’est rendu, en 1944, pour célébrer la libération de la France, avec le général Leclerc et les chefs de la Résistance française. On mesure la dérive de cette association au choix qu’elle a fait de ce lieu sacré chargé de symboles et d’histoire pour se livrer à une provocation violente mais dérisoire dans le but d’élever un comportement intime en revendication sociale.

      Act Up ne respecte pas non plus l’élémentaire liberté de chacun à choisir son mode de vie. Aucun prêtre ne va célébrer une messe dans leurs locaux. Personne ne vient chez ces militants réclamer qu’ils se soumettent à tel ou tel choix de vie. Certains militants d’Act Up s’autorisent, eux, cette licence. Il ne s’agit plus de défendre un comportement mais de vouloir l’imposer à tous.

      Ils déconsidèrent ainsi, par cet acte inadmissible, la cause qu’ils défendent. Il est normal que l’argent public serve à lutter contre le sida. Il n’est pas acceptable en revanche qu’il serve à alimenter un activisme de l’intolérance. Au-delà même de cette dimension financière, c’est l’élémentaire respect des principes humanistes qui est ici mis en cause. Des élus de la Nation ne peuvent pas l’accepter. Il est temps que ces pratiques, qui relèvent de l’intimidation, cessent.

    Liste des signataires :

    Jacques Bobe, député UMP de Charente
    Louis Cosyns, député UMP du Cher
    Bernard Depierre, député UMP de côte d’or
    Jean-Paul Garraud, député UMP de Gironde
    Guy Geoffroy, député UMP de Seine et Marne
    Claude Goasguen, député UMPde Paris
    Marc Le Fur, député UMP des Côtes-d’Armor
    Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes
    Jacques Myard, député UMP des Yvelines
    Jean-Marc Nesme, député UMP de Saône et Loire
    Dominique Richard, député UMP du Maine-et-Loire
    Irène Tharin, députée UMPdu Doubs
    Christian Vanneste, député UMP du Nord
    Béatrice Vernaudon, députée UMP de Polynésie française

    Cette tribune s'est faite totalement indépendamment de notre action.
    Nous sommes aujourd'hui en contact avec certains des signataires (129 aujourd'hui) pour obtenir de rencontrer M. le ministre de l'Intérieur,
    mais nous veillerons à éviter toute récupération politique.

     

    • Réponse de la mairie de Paris

    Réponse de la mairie de Paris à des signataires

    De: Courrier [courrier@paris.fr]
    Envoyé: mercredi 22 juin 2005 10:15

    Monsieur,

    Votre message électronique en date du 14 juin nous est bien parvenu.

    La loi du 9 décembre 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat garantit la liberté des cultes. La célébration des cultes ne doit donc pas être troublée dans les édifices qui lui sont affectés. Quant aux événements que vous déplorez, ils ont fait l'objet d'une plainte déposée par le clergé de la cathédrale, affectataire de ce lieu de culte (d'ailleurs propriété de l'Etat et non de la Ville, à la différence des églises).

    Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.

    Le Chef du Cabinet du Maire de Paris
    Loïc Rousseau

    La ville de Paris offre des finacements à Act-Up. Ce point n'a pas trouvé de réponse de la part de la Mairie de Paris.

     

    • Réponse de M. Jean-Louis Debré

    Réponse de M. Jean-Louis Debré, député, à l'un de nos signataires

    Message du 17/06/05 12:08

    Monsieur,

    Vous avez bien voulu me faire connaître votre sentiment sur l'incident survenu à Notre-Dame de Paris le 5 juin dernier.

    Le recteur archiprêtre de la cathédrale a porté plainte, cette affaire se trouve donc maintenant examinée par les autorités judiciaires. Eu égard au principe de séparation des pouvoirs, je ne peux commenter cette affaire sur laquelle il appartient désormais aux juges de se prononcer.

    Je vous prie de croire, Monsieur, à l'assurance de ma considération distinguée.

    Jean-Louis DEBRÉ

    Aucune chance donc que M. Debré ne réagisse face à des offenses contre d'autres religions !

     

    • Réaction de M. le ministre de l'Intérieur en présence de ses militants

    Réaction peu médiatisée de M. le Ministre de l'Intérieur
    le samedi 18 Juin 2005

    Nicolas Sarkozy a dénoncé samedi les "comportements inacceptables" des militants d'Act Up qui avaient simulé le 5 juin un mariage homosexuel à Notre-Dame de Paris et provoqué des échauffourés avec le service d'ordre de la cathédrale sur le parvis.

    "J'accepte toutes les différences, à condition que ces différences ne soient pas intolérantes. De ce point de vue, je n'ai pas accepté ce qui s'est passé à Notre-Dame de Paris", a affirmé le président de l'UMP devant environ 1.800 nouveaux adhérents de son parti réunis dans un grand hôtel parisien.

    "J'ai suffisamment fait pour (les autres) religions (de France) pour ne pas accepter que la religion majoritaire dans notre pays, la religion catholique, soit bafouée par des comportements inacceptables et inacceptés", a-t-il ajouté.

    Selon lui, "ce qu'on a fait à un prêtre et à une église, jamais on ne se serait permis de le faire dans un autre lieu de culte".

    source

     

    • Lettre de Mme Boutin au ministre de l'Intérieur

    Lettre de Mme Boutin au ministre de l'Intérieur

    Mme Boutin
    Député des Yvelines
    Présidente du Forum des républicains sociaux

    Monsieur Nicolas SARKOZY
    Ministre d’Etat
    Ministre de l’Intérieur et de l’aménagement du territoire

    Paris, le 24 juin 2005

    Monsieur le Ministre,


    Je vous remercie d’avoir réagi vivement quelque temps après la profanation de la Cathédrale Notre-Dame de Paris par un groupe de pression en faveur du mariage homosexuel le dimanche 5 juin. Cet acte de violation d’un lieu de culte et cet acte de violence à l’égard d’un prêtre est en effet scandaleux.

    L’association Act-Up est coutumière d’actes volontairement provocateurs et peu respectueux des personnes pour parvenir à ses fins. S’il appartient d’abord à la justice de sanctionner les délits commis le 5 juin, il me semble important de prendre conscience du danger que représente cette association pour le fonctionnement de notre démocratie. Est-il justifié que cette association bénéficie de subventions au titre de la lutte contre le SIDA qui lui permettent de financer des opérations de communication violentes et anti-républicaines ?

    Compte tenu de ces éléments, je vous demande d’une part de bien vouloir prendre les mesures nécessaires pour supprimer les subventions accordées à Act-Up et d’autre part d’exiger de la part d’Act-Up que ses manifestations soient déclarées et acceptées en Préfecture ou auprès des institutions dans lesquelles elles ont lieu, comme elles le sont pour toute association ; à défaut les auteurs de ces manifestations doivent être sanctionnés.

    Je vous remercie de l’attention que vous accorderez à cette requête et vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma considération.


    Christine BOUTIN

     

    • Réponse de la mairie de Paris, après réception de la pétition et des 20 000 signatures.

    Réponse de la Mairie de Paris
    à la pétition reçue

    Paris, le 21 juin 2005

    Monsieur,

     

      Vous avez bien voulu faire part à Monsieur Bertrand DELANOE, Maire de Paris, de vos sentiments de vive réprobation à la suite de l'intervention d'un groupe qui est intervenu de manière provocatrice à la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 5 Juin dernier, après la dernière messe dominicale de la matinée.

      Comme vous le savez, la cathédrale Notre-Dame de Paris appartient à l'Etat, à la différence des églises qui relèvent du patrimoine de la Ville de Paris. Son utilisation cultuelle dépend du clergé qui en est affectataire.

      La Ville de Paris n'a donc aucune responsabilité dans le maintien du bon ordre dans la cathédrale. De plus, l'archevêché de Paris ayant, en sa qualité d'affectataire, déposé une plainte à la suite de ces événements, aucune autorité publique ne peut, par des commentaires, interférer avec l'instruction ouverte.

      D'une manière générale, le Maire de Paris est particulièrment attaché au respect de la loi du 9 décembre 1905, notamment en ce qu'elle prévoit, dans son article 1er, que l'Etat "garantit le libre exercice des cultes". Cette garantie s'oppose naturellement à des actions ayant pour objet ou pour effet de perturber l'exercice du culte ou de troubler le climat de respect, de sérénité et de recueillement qui doit prévaloir dans les édifices religieux. Cette règle vaut spécialement pour la cathédrale Notre-Dame de Paris, haut lieu de spiritualité de la capitale.

      Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération la plus distinguée.

    Alain CHRISTNACHT

    Il est exact que les cathérales dépendent de l'Etat et non de la municipalité.
    Il est notable cependant que l'association "Act-Up" soit soigneusement omise de cette déclaration.
    Quant à la réserve que la Mairie veut faire prévaloir par rapport à la justice, elle vaut pour les actes de violences, sur lesquels la justice a été saisie,
    non pour la profanation, où elle n'interviendra vraissemblablement pas.


    Réponse de la Mairie de Paris
    à nos remarques

    Paris, le 29 juin 2005

    Monsieur,

    Votre nouveau message du 23 juin appelle de ma part les observations suivantes.

    La communication médiatique après des actions qui ont précisément pour objectif de la provoquer n'est pas nécessairement la meilleure manière de réagir dans ces circonstances. Elle peut avoir un effet incitateur et peut aussi être taxée de récupération. Elle s'imposait d'autant moins au Maire de Paris que la cathédrale n'est en aucune manière sous la responsabilité de la Ville et que la Justice a été saisie.

    M. Delanoë a, en plusieurs occasions, notamment récentes, fait connaître, publiquement, notamment par sa présence à Notre-Dame de Paris, ou directement aux autorités religieuses, sa sollicitude pour les Catholiques de Paris et son respect pour l'exercice du culte catholique. Il serait particulièrement malvenu de laisser entendre qu'il aurait marqué une préférence pour d'autres religions dans l'intérêt qu'il se doit de porter, en tant que Maire, à toutes les communautés religieuses de Paris.

    D’autre part, je vous indique qu’en 5 années budgétaires (2001 à 2005 inclus), la Ville (par un vote du Conseil de Paris, en toute transparence) a subventionné (avec d’autres instances) un seul projet présenté par l’association « Act-Up » : un Guide des droits sociaux à l’usage des personnes touchées par le sida, reconnu utile et complet.

    Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.

    Le Chef du Cabinet du Maire de Paris
    Loïc Rousseau

    Lettre sans aucun doute honnête et complète.
    Nous remercions M. Rousseau pour sa réponse.

     

    • Réponse du cabinet du Premier ministre

    Réponse du cabinet du Premier Ministre

    PREMIER MINISTRE
    CABINET

    Paris, le 29 juin 2005

    Monsieur,

       Par lettre du 9 Juin 2005, vous avez bien voulu faire part à Monsieur Dominique de VILLEPIN, Premier Ministre, de votre réaction face aux incidents qui se sont déroulés le dimanche 5 juin à la cathédrale Notre-Dame de Paris.

       Votre correspondance a retenu totue l'attention du Premier Ministre, qui m'a chargé de vous indiquer qu'il partage l'indignation que vous exprimez face aux provocations violentes qui ont été perpétrées dans la cathédrale et à ses abords par un petit groupe de personnes.

       De tels agissements, qui portent atteinte à la liberté du culte et offensent gravement la sensibilité du plus grand nombre de nos concitoyens, ne sont admissibles en aucune circonstance, surtout lorsqu'ils s'accompagnent de violences physiques.

       Le Premier Ministre partage donc votre souhait que les auteurs ou les complices de ces actes soient punis par la justice conformément à la loi.

      Je vous prie de croire, Monsieur, à l'assurance de ma considération distinguée

    Nicole MARTIN
    Chef du Service des Interventions

    Cette lettre nous touche, mais encore une fois nous sommes étonnés de voir qu'Act-Up
    n'est jamais mentionné en tant qu'auteur du trouble

     

    • Réponse du ministère de l'Intérieur

    Réponse du Ministère de l'Intérieur

    MINISTERE DE L'INTERIEUR
    ET DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

    Le directeur-adjoint du cabinet

    Paris, le 16 Août 2005

    Monsieur

    Par votre lettre du 3 Août [il s'agit en fait de la remise de la pétition le 4], vous avez souhaité appeler l'attention de Monsieur Nicolas SARKOZY sur la vive indignation suscitée par le regrettable incident provoqué le 5 Juin dernier, à la Cathédrale Notre-Dame de Paris, par l'asociation "Act-p".

    Soyez assuré de ce que le Ministre d'Etat comprend votre émotion et la partage.

    Dans une lettre, dont vous trouverez ci-joint une copie, le ministre d'Etat a écrit à Monseigneur Vingt-Trois, Archevêque de Paris, pour manifester dans cette affaire, toute l'attention des autorités de la République à l'égard de l'Eglise de France et ses fidèles.

    Il a tout particulièrement souhaité que les auteurs des agissement du 5 juin, qui ont méconnu l'exigence du respect dû aux cultes, aient la décence de présenter des excuses.

    Le Ministre d'Etat a en outre noté avec intérêt qu'une procédure pénale était actuellement en cours d'instruction.

    Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.

    Jacques GÉRAULT

     

    • Réponse de la HALDE

    Réponse de la HALDE

    Le président

    Paris, le 26 Sept 2005

    Monsieur,

    Vous avez sollicité l’intervention de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité concernant la parodie de mariage religieux organisé par les militants de l’association ACT UP, le 5 Juin 2005, à l’intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

    J’ai le regret de vous préciser que votre réclamation n’entre pas dans les attributions de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité.

    En effet ces événements, qui font l’objet d’une enquête de la police judiciaire de Paris sous l’autorité du procureur de la République, n’ont pas eu pour objet ou pour conséquence d’empêcher les catholiques de pratiquer leur religion, ni d’inciter à une quelconque ségrégation à leur égard. Il appartient aux autorités judiciaires, qui sont saisies, de se prononcer sur leur caractère délictuel.

    Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint une copie de la délibération du Collège de la Haute autorité statuant sur votre réclamation.

    Je vous prie d’agréer, monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

    Louis SCHEITZER

    Document joint

    HAUTE AUTORITÉ DE LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS ET POUR L'ÉGALITÉ

    Délibération n°2005-22 du 5 septembre 2005

    Le Collège :

    Vu la loi n°2004-1486 du 30 décembre 2004 portant création de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité ;

    Vu le décret n°2005-215 du 4 mars 2005 relatif à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité ;

    Sur proposition du Président,

    Décide :

    Le dimanche 5 Juin 2005 vers 11h30, après la célébration de la messe, une vingtaine de militants d’ACT-UP ont procédé en quelques minutes à une parodie de mariage religieux à l’intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

    La Haute autorité a été saisie de nombreuses réclamations strictement identiques émanant de particuliers qui souhaitent « dénoncer cet acte de discrimination à l’encontre de la religion catholique » qui les empêcherait de « pratiquer librement et sereinement » leur religion.

    La discrimination religieuse est caractérisée par une différence de traitement prohibée et requiert que la victime se voit, du seul fait de son appartenance religieuse, refuser un droit, sanctionnée, écartée d’une procédure de recrutement… Elle est également caractérisée lorsque des instructions sont données en ce sens.

    Les événements du 5 Juin font l’objet d’une enquête de la police judiciaire de Paris sous l’autorité du procureur de la République.

    La parodie de mariage religieux en cause, aussi choquante soit-elle, n’a pas concrètement pour objet ou pour conséquence d’empêcher les catholiques de pratiquer leur religion, ni d’inciter à une quelconque ségrégation à leur égard.

    Il y a donc lieu de relever que ces réclamations n’entrent pas dans les attributions que la Haute autorité.

    Le président
    Louis SCHWEITZER

    POURTANT :
    Après avoir refusé d'afficher une campagne publicitaire montrant des couples gays et lesbiens s'embrassant, la RATP est finalement revenue sur sa décision, face à la pression du lobby homo. Les organisateurs du salon avaient saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE), forçant la RATP et Métrobus à décider, "par souci d'apaisement", de "répondre positivement aux demandes de l'annonceur et d'accepter que soit affichée la campagne publicitaire, avec le visuel initialement prévu, sans ignorer toutefois le débat que cette décision pourra susciter".

    La réalité, c'est que face au lobby communautariste minoritaire homosexuel, il n'y a plus de liberté.

    Source

     

    • 25 avril 2007

    Communiqué de l'évêché après la condamnation d'Act-up par le tribunal de grande instance de Paris.

    Communiqué de la cathédrale Notre-Dame de Paris

    Les militants d’ACT’UP condamnés à la suite de la parodie de mariage
    organisée dans la cathédrale Notre-Dame de Paris

     

    Par jugement du 25 avril 2007, le Tribunal de grande instance de Paris a condamné l’association ACT’UP et ses militants ayant organisé une parodie de mariage dans la Cathédrale Notre-Dame de Paris au mois de juin 2005.

    Le recteur-archiprêtre de Notre-Dame de Paris, Monseigneur Patrick Jacquin, a obtenu gain de cause par la condamnation d’ACT UP et des militants à payer 1 € de dommages et intérêt en réparation du préjudice moral causé, et une indemnité de 2000€.

    Le jugement, conforme à la jurisprudence constante, a constaté l’atteinte aux principes fondamentaux de liberté de religion, de libre exercice du culte et de respect de l’affectation cultuelle : tout agissement non autorisé par le desservant, au sein d’un édifice religieux, porte atteinte à l’affectation cultuelle et à la liberté religieuse, quel que soit le moment de sa mise en oeuvre.

    L’action provocatrice de juin 2005 et les troubles qu’elle avait provoquée avaient heurté de multiples personnes, croyants ou non, de toutes confessions, en France et bien au-delà. Elles sont aujourd’hui rassurées que soit réaffirmé le droit à la liberté religieuse et à l’exercice paisible du culte, selon la tradition de notre pays.

    Mercredi 25 avril 2007

     

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