Remise de la pétition
au Ministère de l'Intérieur
M. le directeur-adjoint du cabinet
(le 4 Août 2005)
LE RENDEZ-VOUS
Nous avions obtenu de la part de M. Solly,
directeur du cabinet de M. Sarkozy, un rendez-vous à 11h30 avec le ministre.
Nous sommes cependant reçu à
12h00 par M. Fringant, directeur-adjoint, qui nous explique que M. Sarkozy a dû rester à
Arcachon (d'où il devait revenir pour la journée) à cause des incendies qui s'y sont
déclarés.
M. Solly, le chef de cabinet, était en congé, ce dont il m'avait lui-même averti.
C'est donc naturel que ce soit son adjoint qui nous ait reçu (finalement la personne
la plus haut placé du ministère présente ce jour-là)
Il passe une grosse demi-heure avec nous, pour
prendre le temps de nous recevoir, d'échanger, et de comprendre notre requête.
M. Fringant commence par prendre la défense de son ministre en nous expliquant que notre lettre
(modifiée pourtant) est un peu dure puisque M. Sarkozy est le seul homme politique a avoir réagi
publiquement concernant cette affaire.
Nous le lui accordons, mais nous plaignons
du manque de médiatisation des interventions de M. Sarkozy à ce sujet, alors qu'elles ne
manquent pas concernant les déclarations sur les juifs ou les musulmans. On nous répond
"indépendance et liberté des média". Soit.
NOS REQUËTES
Nous insistons tout de même
sur l'importance de mieux sensibiliser les français aux actes anti-catholiques qui sont perpétrés,
comme ceux qui ont eu lieu à Notre-Dame.
Il s'ensuit un petit débat qui cherche à distinguer le médiatique du
juridique, notre interlocuteur cherchant à savoir si nous demandons plus de présence médiatique
sur la question ou plus d'actions juridiques. Notre interlocuteur nous comprend, mais ancien colonel de
gendarmerie, il cherche surtout à s'appuyer sur les faits.
Nous évitons de vouloir faire interférer le ministère avec la justice,
qui est indépendante, et laissons aux média leur indépendance. Mais nous signalons
que plutôt que de punir les faits une fois qu'ils ont eu lieu (notre interlocuteur cherchant
surtout quels sont les faits répréhensibles par la loi française dont nous nous plaignons),
il est préférable, comme le fait M. Chirac concernant l'antisémitisme, de prévenir
les actions anti-catholiques en refusant de les laisser passer comme des faits divers.
En somme, nous demandons qu'ils soient condamnés médiatiquement autant que possible,
et que les actions en justices soient efficaces.
Nous l'avertissons que nous avons saisi la
HALDE (ce qui lui fait reprendre intérêt à notre action), puis nous parlons de ce
que nous demandons concrètement sur cette affaire : la dissolution ou au moins la fin des subventions
d'Act-Up.
Je lui brosse un panorama des
diverses actions illégales d'Act-Up, et notre interlocuteur s'étonne (il ne semble pas au
courant), et cherche avec nous quelles sont les actions positives qui justifient leurs subventions.
Nous jouons honnêtement sur ce point, et signalons les quelques tracts ou actions pouvant
justifier un argent public, mais signalons l'incohérence à subventionner des associations
qui pratiquent officiellement des actions illégales, et proposons que soient financés d'autres
associations luttant contre le SIDA.
À SUIVRE *
Le
rendez-vous prend fin, et M. Fringant nous propose de nous recontacter, par l'intermédiaire du
conseiller juridique et religieux de M. Sarkozy, M. Larrivé (que nous avions déjà
contacté précédemment), pour étudier la faisabilité de sanctions financière
contre Act-Up, et a laissé entendre qu'il serait probable que nous revenions au ministère
pour achever cette affaire.
Nous lui laissons la pétition, sous la forme de deux paquet : l'un bien ordonné recensant
les 24 000 signatures numériques, l'autre, plus confus, recensant les quelques 3 000 signatures
papiers.

CONCLUSION
Certes, nous n'avons pas eu affaire
à M. Sarkozy comme prévu, mais je ctrois que les 30 mn passées avec le directeur
adjoint du cabinet seront plus fructueuses que 3 minutes éventuellement passées avec M.
Sarkozy lui-même, (et puis il avait une bonne excuse).
Nous croyons à des suites favorables.
*...
SUITE (le 4 octobre 2005)
Nous avons pu recontacter M. Larrivé,
qui a passé une petite heure avec nous par téléphone. Il ressort au final de cette
conversation trois pôles :
-
Une action en justice
a été engagée. Il convient de suivre les résultats de cette procédure
judiciaire (qui sera certainement très longue), et de savoir s'il est ou non permis en France
à une association et à des responsables politiques de bafouer et d'insulter une communauté.
-
Le ministre de l'Intérieur
et des cultes a été le seul homme politique de premier plan (car il ne faut pas oublier
les 126 députés qui ont signé la tribune parue dans Valeurs Actuelles) à
réagir publiquement face à cette agression, quoique les media aient peu relayé
cette condamnation.
-
La dissolution de l’association
Act-Up n’est pas envisageable à moins qu’ils ne se mettent à produire des
actes beaucoup plus graves (assassinats, etc…).
La suppression des subventions est un point qu’il faudra discuter directement avec le Ministère
de la Santé (qui omet pour le moment de répondre à nos courriers).
La suite de notre action
est donc la suivante : nous tenterons de suivre les résultats des poursuites judiciaires engagées
contre Act-Up (s'il est possible de se renseigner),
et nous tenterons enfin de contacter le Ministère de la Santé.
Merci à M. Larrivé
d'avoir passé du temps avec nous au téléphone. Le ministère de l'Intérieur,
en nous recevant et en répondant à nos sollicitations, a montré qu'il ne se détournait
pas de la lassitude des catholiques face aux preuves de mépris et de violence.