PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


Vingt-quatre ouvriers coptes (chrétiens) ont été blessées par des jets de pierre dans la province de Mersa Matrouh, dans le nord de l'Egypte.
Les affrontements ont éclaté vendredi lorsque des musulmans se sont mis à lancer des pierres contre des ouvriers du bâtiment chrétiens, croyant qu'ils construisaient une église. Les coptes disent qu'ils construisaient le mur d'enceinte d'un hospice et non une église.

Vingt personnes, musulmans et coptes, ont été arrêtées.

8 églises ont été brûlées fin février par de jeunes musulmans dans un climat de violences extrême. En trois jours seulement, 3 églises ont été brûlées : l’église Redeemed Christian Church of God à Tudun Wada le 25 janvier ; l’église Christian Faith Bible et la chapelle Living Faith Fondation, toutes deux à Gusau, les 20 et 24 janvier. Deux pasteurs et quarante-six autres chrétiens ont été tués dans des violence, à Jos, en janvier. La police a estimé à plus de trois cents vies perdues dans l'affrontement.

Le pasteur Edwin Okpara, chef de l'Association Chrétienne du Nigeria (ACN) des dix neuf Etats du nord, qui habite l'Etat de Zamfara, a déclaré être déçu par le manque de réaction de la police d'Etat suite à ces incendies d'églises.

« Il est regrettable qu'il n'y ait eu aucune réponse de la police, et même le gouverneur de l'Etat a refusé de nous rencontrer», a-t-il déclaré.

Dans une pétition datant du 26 janvier, l’ACN a déclaré que les incendies des églises ont eu lieu au lendemain d'un «grand complot pour déclencher des troubles à l’encontre des Eglises et des chrétiens suite aux affrontements religieux à Jos, dans l’Etat du Plateau ». L'association a déclaré que les auteurs des attaques des églises dans l’Etat de Zamfara s'étaient enhardis parce que qu’aucune tentative sérieuse pour arrêter ceux qui ont commis les attentats à Jos n’a été faite. La Police d'Etat n’a pas souhaité commenter la demande de l’ACN.

« Nous sommes sérieusement préoccupés par l'insécurité et la panique que ces attaques ont généré dans la communauté chrétienne et nous demandons que toutes les mesures nécessaires et urgentes soient prises par nos autorités pour préserver la sécurité des vies des chrétiens et des musulmans en tant que citoyens du Nigeria. » réclame le CAN. « Malgré ces attaques et ces provocations, l'Eglise et les chrétiens comme peuple pacifiste ont toujours conservé leur calme et n'ont aucun projet de réplique. Mais nous vous demandons d'agir et de protéger nos intérêts ».

L’Etat de Zamfara, au nord du Nigeria, fut le premier à instaurer la Shariah fin janvier. Le Nigeria, qui comptait encore 48% de chrétiens dans les années 2000, semble glisser peu à peu sous la coupe des milices islamistes selon quelques observateurs.

Ces violences islamiques ont lieu dans un silence étourdissant de la part des grands média internationaux.

Mise à jour : les affrontements à Jos ont fait début mars entre 150 et 500 victimes selon les sources, dans des conflits ethniques qui sont aussi confessionnels. Les médias se font tous l'écho désormais de ces effroyables tueries qui ont lieu au Nigeria. L'affaire semble plus compliquée qu'il n'y paraît. A l'origine, l'ethnie sédentaire berom (chrétien) aurait assailli l'ethnie nomade fulani (musulmans) car ceux-ci voleraient trop de bétail aux beroms. 300 musulmans (chiffre aberrant de l'AFP qui demande à être confirmé) auraient été tués ainsi en janvier. Ceux-ci se seraient donc vengés dans ce premier raid de fin janvier qui a fait 50 victimes, puis dans un second raid du 6 mars qui aurait fait entre 150 et 500 victimes (les chiffres donnés se contredisent). En trois heures, des centaines de personnes ont été massacrées, tuées à la machette et brûlées, et les maisons incendiées, selon les témoins qui ont décrit de véritables scènes d’horreur. Apparemment les attaques étaient coordonnées, les assaillants ont lancé les attaques simultanément sur trois villages. De récents rapports de sécurité affirment que « des intégristes islamistes » dans la région ont encouragé les violences. Les habitants accusent l'armée d'être restée passive alors qu'ils avaient reçu des menaces téléphoniques et que le couvre feu avait été instauré depuis janvier entre 18h00 et 06h00. Le président par intérim Goodluck Jonathan a démis son conseiller à la sécurité, le général Sarki Mukhtar suite à ces massacres.
Ce conflit semble plus ethnique que religieux, même si on ne peut occulter les incendies d'Eglise fin janvier et l'excitation orchestrée par les intégristes islamistes.

Le 16 février dernier, Amnesty International a rendu public un rapport réclamant au gouvernement de Birmanie l’arrêt des répressions anti-chrétiennes qui ont lieu avant la tenue des élections. Les minorités chrétiennes sont persécutées dans ce pays boudhiste ou seul le boudhisme est admis comme religion par le gouvernement. Le gouvernement se méfie en effet des minorités ethnique qui portent ces religions.

La semaine du 8 février, quatre jeunes femmes chrétiennes ont été arrêtées pour avoir avoir distribué des aumônes contenant des messages chrétiens.

Mireille Boisson, responsable d’Amnesty International au Myanmar, a été interrogé par Radio Vatican. Ecouter son témoignage

À l’approche des élections en Birmanie, de nombreux militants appartenant à plusieurs minorités ethniques sont persécutés, arrêtés, voire torturés.

Deux églises protestantes (appartenant à l’“Église de l’Inde du Nord” et à l’“Armée du Salut”) ont été attaquées, incendiées et rasées au mois de février 2010 et les pasteurs présents ont été agressés et frappés, et leurs maisons saccagées. Certains chrétiens accusés d’être impliqués dans la violence ont été arrêtés par la police, tandis qu’aucun extrémiste indou n’a été arrêté.

Ces violences surviennent dans un contexte de tension liées à la diffusion du portrait blasphématoire du Christ publié dans un manuel scolaire. Des religieuses ont découvert cette image odieuse présentée dans le manuel pour illustrer le mot "idole", et présente le Christ lui-même fumant une cigarette et un verre de bière à la main.
Les religieuses ont demandé aux enfants la restitutions des livres et ont envoyé une lettre aux autorités en exprimant leur déception pour ce total manque de respect envers les symboles religieux chrétiens. Le gouvernement de l’État a ordonné de retirer le livre de la circulation.
Les Églises chrétiennes en Inde sont en train de prendre des mesures :

"Nous avons demandé à toutes les écoles catholiques en Inde de retirer le texte et de boycotter tous les livres de la Skyline Publications. Cette image est inacceptable et va contre tout principe de respect et de dialogue” a déclaré à l’agence Fides, le P. Babu Joseph, porte-parole de la Conférence épiscopale de l’Inde. On est aussi en train d’examiner la possibilité de promouvoir une action légale, au niveau économique, contre la maison éditrice."

Mais le portrait a aussitôt été publié par certains mass-médias, et a même été exposé dans les rues de la ville de Jalandhar dans l’État du Punjab (Nord-Ouest de l’Inde), en provocation manifestement.
Les chrétiens du lieu ont protesté de manière pacifique devant les autorités civiles, en demandant que soient enlevées les images. Dans la ville de Batala (district de Gurdaspur), la situation a dégénéré : certains jeunes chrétiens ont cherché à enlever les tracts présents dans un marché à dominance indoue, mais d’autres jeunes, extrémistes indous, ont tenté de les en empêcher. S’en est suivi une rixe et la violence s’est étendue à la ville entière, dans la mesure où les responsables des mouvements extrémistes comme “Bajrang Dal” et “Shiv Sena” sont descendus armés dans les rues et ont incité les esprits à la violence contre les chrétiens.

L'appel à la violence a dégénéré jusqu'à la mise à feu des deux églises protestantes, qui ont été entièrement détruites par les foules hindoues.

En Irak, des élections législatives auront lieu le 7 mars prochain, dans moins de deux semaines, et ces périodes électorales sont propices à des tensions qui se rabattent souvent sur les chrétiens, alors pris pour cibles. Ainsi en 2008, une vague de violences avait entraîné la mort de 40 chrétiens et 12.000 autres avaient dû fuir Mossoul et ses environs.

5 chrétiens ont déjà été tués depuis le 14 février à Mossoul, et trois autres viennent s'ajouter à la liste. Un syriaque catholique et ses deux fils ont en effet été tués dans leur maison à Mossoul, où vivent toujours 15.000 à 20.000 membres de cette minorité.

"Des inconnus ont pénétré dans la maison d'Aishoua Maroki, 59 ans, et l'ont tué par balles ainsi que ses deux fils Mokhlas, 31 ans, et Bassem, 25 ans. Ils ont en revanche laissé la vie sauve à sa femme et sa fille avant de s'enfuir en emportant l'or que la famille possédait", a précisé le commandant Khalaf al-Joubouri.

Un policier et un homme non encore identifié ont également été tué mardi à Mossoul ces derniers jours

Les autorités locales craignent que les chrétiens ne soient les principales victimes d'une montée des tensions liée aux législatives du 7 mars. Pour sa part, la communauté chrétienne de Mossoul dénonce l'inaction des services de sécurité face à des tueurs qui s'échappent à chaque fois.

addendum 26/02/2010 : Des centaines de familles chrétiennes ont fui Mossoul, mercredi 24 février 2010, selon l’archevêque chaldéen de la ville, Mgr Emil Shimoun Nona.

"Nous devons faire face à une véritable urgence humanitaire, les gens ont tout quitté, laissant leur maison derrière eux, leurs biens, leurs activités commerciales…", a informé le prélat auprès de l’agence de presse catholique italienne AsiaNews.

Mgr Nona souligne que l’archidiocèse tente d’aider les réfugiés en leur fournissant des biens de base, mais "la situation est dramatique". L’archevêque, dont le prédécesseur – Mgr Paulos Faraj Rahho avait été enlevé par des hommes armés le 29 février 2008 avant d’être retrouvé mort deux semaines plus tard – va se rendre prochainement à Bagdad pour tenter d’obtenir une réaction et l’intervention du gouvernement central.

Le gouvernement irakien a annoncé jeudi la création d'une commission d'enquête après les meurtres de chrétiens dans la région de Mossoul (nord), affirmant qu'il agirait fermement à l'encontre des auteurs.

"Le gouvernement condamne les atteintes aux chrétiens, une des composantes de notre peuple, et décide de former une commission d'enquête", a annoncé son porte-parole Ali al-Dabbagh.

Selon lui, "le gouvernement va renforcer les mesures de sécurité pour prévenir de telles atteintes, agir fermement contre les forces terroristes et interroger les responsables des points de contrôle près desquels ces attaques ont eu lieu".

150 musulmans armés ont attaqué le village chrétien de Pahar Ganj dans le nord de Nazimabad, province de Karachi, dimanche 21 février 2010. Ils ont tirés sur les maisons, vandalisé deux églises, battu des chrétiens et brûlés les commerces après une rixe entre un vendeur de fruit et un adolescent chrétien.

L'histoire parâit assez incroyable, mais ce qui a mis le feu aux poudre n'est rien de moins qu'une inimitié farouche entre un vendeur de fruit et un adolescent chrétien de basse condition. Ce dernier touchait les fruits présentés sur l'étallage du marchand, comme cela se fait au Pakistan où l'on peut même goûter les fruits avant de les acheter, selon la télévision locale, quand le marchand, qui avait des précédents avec le garçon, s'est jeté sur lui en le traitant de Bhangi chrétiens, c'est à dire "intouchable" ou "infidèle". (Tous ses clients étant chrétiens, l'assaut ne visait pas en vérité sa religion mais sa condition sociale).
Il a saisi a main du garçon et l'a tranché aussitôt avec un couteau à fruit. Des chrétiens dans la foule se sont empressé de tenter de sauver le garçon, et le marchand s'est justifié auprès de ses pairs par la suite en affirmant que le garçon avait rendu le fruit impur et avait blasphémé contre le Coran.
Plus tard dans la journée, 150 musulmans armés ont attaqué le village chrétien, dont les habitants ont répliqué par des jets de pierre, et ont vandalisé l'église Ste. Marie du Pakistan and the l'Eglise du Calvaire.

La communauté chrétienne a décidé de ne pas porter plainte contre les musulmans, pour éviter d'encourir des contre-accusations encore plus grave comme il est d'usage dans ce pays, où le blasphème contre le Coran est notamment puni par les peines les plus sévère, sans qu'il soit besoin de prouver nécessairement la faute.

200 chrétiens et musulmans sont venus tenter de résoudre les tensions entre les communautés en signalant notamment l'absence de poursuites judiciaires. 5 chrétiens ont néanmoins été arrêtés. Il s'agit de cinq visiteurs qui n'étaient pas informés d'un mandat d'arrestation contre 40 chrétiens lancé les jours suivant, et les seuls qui de ce fait erraient dans les rues le jour de la descente de la police.

Quatre chrétiens ont été tués à Mossoul en l’espace de quatre jours, et un cinquième a été retrouvé mort, après avoir été enlevé, au nord de la ville.

« Nous sommes terrifiés, on nous tue pour vider Mossoul de sa principale composante et les forces de sécurité ne sont pas capables de nous offrir la sécurité » a déclaré à l’AFP Hazem Girgis, un diacre orthodoxe de l’église Saint-Ephrem, au centre de Mosssoul. «La minorité chrétienne est devenue un enjeu et cela se passe toujours ainsi avant les élections. »

Depuis dimanche, cinq chrétiens ont été assassinés en pleine rue.
Dimanche 14 février, Rayan Salem Elias, 43 ans, commerçant chaldéen a été abattu devant chez lui. Le lendemain, Mounir Fatoukhi, 40 ans, commerçant lui aussi a tué par des inconnus qui ont ouvert le feu depuis leur véhicule. Mardi 16 février, deux cousins assyriens Ziya Toma, 21 ans, et Ramsen Shmael, 22 ans, étudiants, ont été mitraillé en pleine rue, l’un est mort, l’autre grièvement blessé. La tragédie se poursuit avec un nouveau meurtre le 17 février, de Wissam George, 20 ans, dans le quartier sud de la ville. Samedi 20 février, Adnane al-Dahan, un chrétien orthodoxe de 57 ans et originaire de Syrie a été retrouvé mort à Al-Belladiyat, un autre secteur du nord de la ville. Il avait été enlevé il y a une semaine devant son épicerie du quartier d'Al-Habda.

L’approche d'élections est souvent à l'origine d'une campagne de terreur, même s’il reste difficile d’expliquer les motifs politiques de tels actes. Pour Marc Fromager, directeur de l’Aide à Eglise en Détresse :

« Ce qui paraît le plus plausible, c’est qu’on veux vider la ville de Mossoul de ses chrétiens. »

Mgr Sleiman, archevêque latin de Bagdad a appelé à l’aide pour

« rompre le mur du silence qui entoure le meurtre de chrétiens à Mossoul. C’est un nouvel exode qui commence, et une fois encore, les chrétiens sont sacrifiés sur l’autel des politiques radicales de ce pays ».

Fin 2008, une campagne de meurtres avait fait 40 morts parmi les chrétiens, entraînant le départ de Mossoul de plus de 12 000 d’entre eux.

Quelques journaux ou blogs relatent ces faits ici ou là, mais force est de constater que ces crimes contre une population en raison de son appartenance à une religion se font dans l'indifférence générale, ce que regrette justement Mgr Sleiman.

Une foule d'au moins 1000 personnes a mis le feu à deux églises protestantes à Sibuhuan (Sumatra-Nord). Ces incendies sont le point culminant de la tension qui règne dans la communauté islamique locale qui se dit lasse de voir «trop de fidèles et trop de gens qui prient» dans un lieu qui n'est pas légalement enregistré comme une église.

Le chef du district de Padang Lawas, Bassorah Lubis, a déclaré :

« Les assaillants sont arrivés en un éclair. Leur nombre était énorme, plus ou moins un millier. Ils étaient en colère parce que l'administration de l'église n'avait pas répondu à leurs demandes: de changer l'usage de ces “lieux de prières” en “bâtiments neutres.” »

Selon la police, aucun des deux bâtiments n'avaient reçu de permis de construire et ils devaient être considérés comme des «lieux de prière» et non comme des «églises».
C'est qu'en Indonésie, soumise à la loi islamique, un permis spécial (izin Mendirikan Bangunan, la DGI) est nécessaire pour construire une église. Le processus pour obtenir le permis est presque toujours difficile et la communauté islamique veut combattre l'arrivée de nouvelles églises. Cette absence de permis légal est devenu la source principale de la violence des musulmans contre les chrétiens.

Cet incident porte à 18 le nombre d'églises catholiques et protestantes qui ont été cibles de violences depuis le début du second mandat du président Susilo Bambang Yudhoyono, depuis le 20 octobre 2009. Le P. Benny Susetyo, secrétaire exécutif de la Commission pour l'œcuménisme et les affaires interreligieuses de la Conférence des évêques catholiques d'Indonésie, met directement en cause le président de la République, lui reprochant de ne pas dénoncer avec vigueur ces actions criminelles ni de mobiliser l'administration pour arrêter les coupables.

En 2007, plus d'une centaine d'attaques contre des églises chrétiennes avaient été recensées, suivi par une accalmie dans ces attaques. Aujourd'hui, souligne le P. Benny Susetyo, il semble que le président Yudhoyono laisse faire son ministre des Affaires religieuses, Suryadharma Ali, qui est aussi le dirigeant d'un parti musulman, le PPP (Partai Persatuan Pembangunan, Parti du développement uni). Le Rév. Gomar Gultom, secrétaire général de la Communion des Eglises protestantes, partage la même analyse.

« J'ai le sentiment que le président Yudhoyono a laissé ces attaques se produire », explique-t-il à l'agence Ucanews. Durant les cent premiers jours de son deuxième mandat, Yudhoyono n'a pas diligenté de poursuites judiciaires contre les personnes qui ont été appréhendées dans le cadre d'attaques d'église.

Pour Theopilus Bela, secrétaire général du Comité indonésien des religions pour la paix,

« le président Yudhoyono est un homme bon mais faible. Il n'agit pas avec fermeté pour empêcher les groupes radicaux de passer à l'action et pour sanctionner les autorités locales qui laissent agir ces groupes. Il est très décevant de constater que de telles attaques continuent de se produire et que rien n'est fait pour y mettre fin ».

Dans un pays où les musulmans sont très majoritaires (86,1 % de la population selon le recensement de 2000), les chrétiens (5,7 % de protestants et 3 % de catholiques) se heurtent régulièrement à de graves difficultés dès qu'ils désirent construire ou agrandir leurs lieux de culte. Outre une législation très contraignante en ce domaine, les chrétiens doivent faire face aux agissements de groupes radicaux musulmans qui n'hésitent pas à user de violence pour empêcher le bon fonctionnement des communautés chrétiennes.

Dans le conflit qui oppose les musulmans de Malaisie à leur cour de justice qui a autorisé les journaux chrétiens à utiliser le mot "Allah" pour traduire "Dieu", une nouvelle église a été la cible d'actes de vandalisme. Il s'agit de l'église protestante Grace Global Prayer de la province du sud de Negeri Sembilan. Les vitres de l'église de deux étages ont été brisées, rapporte le porte-parole de l'église David Raju.

"Je pense que cela fait partie des attaques visant les églises dans ce pays", a-t-il dit, en ajoutant que la police avait ouvert une enquête sur cet acte de vandalisme.

Il s'agit de la onzième église à être ainsi visée en Malaisie où l'islam est la religion officielle et dont environ 10% de la population est chrétienne.

Les tensions entre chrétiens et musulmans se sont accrues depuis que la justice a autorisé un journal catholique local à utiliser le mot "Allah" pour désigner le Dieu chrétien dans ses éditions en malais, comme dans les autres pays arabophones. Voir pourquoi c'est naturel (encadré de bas de page).

Dimanche 10 janvier, quatre églises et un couvent ont été la cible d'attaques et de dégradations. Déjà, dans la nuit de jeudi à vendredi, cinq lieux de culte (deux protestants, deux catholiques et un anglican) avaient été visés par des bombes incendiaires. A l'issue de la grande prière du vendredi, plusieurs centaines de musulmans avaient manifesté leur opposition à l'utilisation du terme "Allah" par les chrétiens.

Une bombe a aussi été découverte dans l’école Convenant, dans le voisinage de l'eglise anglicane All Saints attaquée quelques jours plus tôt, qui n’a heureusement pas explosé. C’est la première fois qu’une école est visée. Lundi, c’est le temple protestant Sidang Injil Borneo dans l’Etat de Negri Sembilan qui s’est vu en partie incendié.

Ces violences sont liées à la polémique sur l'emploi du mot "Allah" par des non-musulmans, qui a enflée après que la Haute Cour de Malaisie a autorisé un journal catholique, Herald-The catholic Weekly, édité en quatre langues et tiré à 14 000 exemplaires, à utiliser ce mot pour désigner Dieu, comme dans les autres pays arabes.

Addendum : Les bureaux des avocats de l'Eglise catholique ont été cambriolés et saccagés en Malaisie le mercredi 13 janvier.

"Comme il ne possède ni argent ni biens de valeur, il s'agit certainement d'un acte d'intimidation", a déclaré le père Lawrence Andrew, rédacteur en chef du journal catholique The Herald.

L'Ordre des avocats malaisiens a condamné cet acte de violence et réclamé une "enquête approfondie" au travers de son président, Ragunath Kesavan.
La police a par ailleurs annoncé qu'une église avait été partiellement arrosée de peinture rouge jeudi matin par des inconnus dans la ville de Johor (sud).

Le nouveau bâtiment qui faisait office d’église protestante à Tizi Ouzou, en Kabylie, baptisé Eglise Tafat, a été incendié dans la nuit de samedi à dimanche, vers 23h00. Tout le matériel qui se trouvait à l’intérieur de ces locaux a été saccagé.
Les assaillants ont mis le feu et ont brûlé des livres. Bibles et Evangiles ont été la proie des flammes. C’est la première fois qu’un acte de cette nature est enregistré dans la wilaya de Tizi Ouzou connue pour être un havre de tolérance. Auparavant, cette église se trouvait près de l’université. Aucun incident n’avait été signalé

« Des barbus en nombre d’une vingtaine se sont introduits à l’intérieur de l’église pour y mettre le feu tout en saccageant le mobilier et les portes d’accès » a indiqué le pasteur Krireche, chargé de cette communauté. « Déjà dans la matinée de samedi, jour du culte hebdomadaire, des fidèles ont été empêches de force par ces mêmes individus d’accéder à l’église. Ils avaient commencé à saccager les locaux », a-t-il ajouté.

Le Pasteur de l’église Tafat affirme avoir « saisi les services de sécurité sur ces faits. Ils se sont déplacés pour faire le procès verbal de constatation mais les assaillants sont revenus à la charge dans la nuit » pour incendier les locaux de l’église.



Pour le pasteur Krireche, « c’est un acte d’intolérance mené par des islamistes contre notre église ». Il accuse également les autorités « d’immobilisme » et affirme ne pas comprendre qu’aucune suite n’a été donnée à plusieurs plaintes déposées auparavant auprès des services de sécurité et aussi auprès du procureur de la République de Tizi Ouzou. Depuis son aménagement en novembre dernier, les fidèles ont régulièrement été empêchés de pratiquer leur culte. Le matin de Noël, nous rapportions déjà comment ils avaient été empêché de célébrer cette fête.

Cette église avait reçu une notification de suspension de la wilaya de Tizi-Ouzou, tout comme une autre église protestante à qui il était demandé de suspendre leurs activités en attendant de recevoir un "certificat de conformité" pour l'exercice de leur culte, selon le pasteur Mustapha Krim, président de l'Eglise protestante d'Algérie. L'Eglise de la Nouvelle Ville et de Tafath comptent respectivement 700 et 200 membres et sont situées dans la wilaya de Tizi-Ouzou.
Cette décision a été prise dans le cadre de la nouvelle loi de février 2006 régissant le culte des non musulmans, considérée comme restrictive par ces derniers. L'exercice du culte non musulman, reconnu par la constitution, est soumis à une autorisation préfectorale, et doit être accompli dans des lieux autorisés par une commission spécialisée du ministère des Affaires religieuses. Les églises concernées existaient avant l'entrée en vigueur de la loi de 2006 et l'application à leur encontre de la nouvelle loi aurait "un caractère rétroactif qui serait inacceptable", a ajouté le pasteur.

Trois églises ont été la cible de bombes incendiaires le 8 janvier 2010 en Malaisie, sur fond de polémique concernant l'utilisation du mot "Allah" par les chrétiens. La première attaque a visé l'église pentecôtiste ''Metro Tabernacle'' à Desa Melawati. Un engin incendiaire a été lancé par des inconnus à moto peu après minuit et a ravagé le rez-de-chaussée du bâtiment, essentiellement des bureaux, situé dans une zone résidentielle, sans faire de blessés. Vers 4 h 30 du matin, un autre engin incendiaire de même facture a été lancé contre l'église catholique de l'Assomption, à Petaling Jaya, près de Kuala Lumpur, par un homme en motocyclette, échouant cette fois à incendier l'édifice. A 9 h du matin, deux cocktails Molotov étaient jetés par un motocycliste à l'intérieur de la Life Chapel, de l'Eglise évangélique de la Brethren Church, toujours à Petaling Jaya, causant des dégâts légers.

Le Premier ministre Najib Razak a condamné ces attaques qui se sont produites à l'aube dans la banlieue de Kuala Lumpur, assurant que le gouvernement "prendrait toutes les mesures nécessaires pour empêcher ces actes". Le ministre de l'Intérieur Hishammuddin Hussein pour sa part a expliqué que les responsables du pays étaient très préoccupés par la situation.

"Nous ne voulons pas que cela se transforme en quelque chose d'autre (...) J'assure non pas aux minorités mais à tous les Malaisiens qu'ils sont en sécurité".

Le gouvernement estime néanmoins qu'Allah est un mot de l'islam qui ne peut être employé que par les musulmans, ce que conteste une partie des érudits musulmans du pays. La justice malaisienne a d'ailleurs déclaré illégale l'interdiction faite aux chrétiens de désigner leur Dieu par le nom d'Allah.

Des musulmans ont cependant manifesté vendredi devant les deux principales mosquées de la capitale, tenant un discours plus radical.

"Nous ne laisserons pas le mot Allah être inscrit dans vos églises", ont-ils scandé devant la mosquée Kampung Barhu.

Une cinquantaine d'entre eux brandissaient des pancartes "L'hérésie prend naissance dans la mauvaise utilisation des mots", ou "Allah n'est que pour nous".

Trois autres lieux chrétiens ont été la cible de violences le lendemain. Un cocktail molotov a été lancé contre le poste de garde d'une institution catholique, sans déclencher d'incendie, à Taiping, tandis que plusieurs bouteilles brisées, dont certaines avaient contenu du dissolvant, ont également été retrouvées près de l'une des plus vieilles églises anglicanes du pays, l'église All Saints. Des vitres d'un temple protestant situé dans le sud-ouest de la capitale malaisienne ont été visées par des jets de cocktails Molotov qui n'ont pas fait de victimes. Une partie des murs a été brûlé, selon le pasteur Philip Loke.

Eglise de Desa Melawati

Les tensions sont survenues après que la justice saisie, a reconnu le droit au journal catholique Herald -The catholic Weekly d'utiliser le mot "Allah" pour désigner le dieu chrétien dans son édition destinée aux chrétiens de langue malaise de Bornéo. Mais certains musulmans du pays estiment que le journal cherche à créer la confusion dans leur communauté religieuse afin de susciter des conversions. Le père Lawrence Andrew, directeur de publication du journal, a dénoncé une campagne d'intimidation contre son hebdomadaire, également visé par des cyber-attaques. L'hebdomadaire est édité en quatre langues, avec environ 14.000 exemplaires par semaine dans un pays qui compte quelque 850.000 catholiques (9% de la population, à 60% musulmane).

La Haute cour de Malaisie a suspendu sa décision. Le gouvernement s'est prévalu d'une décision du Haut conseil national de la fatwa de mai 2008 statuant que le mot "Allah" ne peut être utilisé que par les seuls musulmans en Malaisie.

Le premier ministre du pays , Najib Razak, a vivement rejeté les accusations de l'opposition selon lesquelles son parti, l'Organisation nationale malaise unie (UMNO), qui recrute principalement son électorat parmi la population musulmane malaise, était responsable des violences. Le gouvernement a essuyé un recul sans précédent aux élections de 2008, sous la pression des minorités qui dénoncent tout à la fois une islamisation rampante, la corruption et une mauvaise gestion économique.

L'utilisation du mot «Allah» pour désigner le Dieu des chrétiens est courante dans des pays arabophones tels que le Liban et l'Égypte, mais les musulmans de Malaisie jugent la question très sensible dans un pays comptant d'importantes minorités. Ils accusent les chrétiens d'utiliser ce mot pour convertir les musulmans. La police a renforcé les mesures de sécurité autour des églises du pays.
Najib a dénoncé les attaques et dit que des mesures seraient prises contre leurs auteurs. De sa gestion des tensions religieuses, semble dépendre son maintien au pouvoir à l'issue d'élections qui doivent se tenir d'ici 2013.

Le mot ''Allah'' aurait plusieurs origines débattues. Pour certains, il s'agit de la forme arabe de l'invocation divine générique de la Bible : « Eli » ou « Elôï », « Mon Dieu » en hébreu. Eloah (pluriel : Elohim), signifie « Dieu » en hébreu. Une autre opinion veut que le mot soit la contraction de Al-Ilāh, (« le Dieu ») en arabe. Le mot se compose de l'article ال al, qui marque la détermination comme notre article « le », et de إِلَاه ilāh, qui signifie « (un) dieu ». Al suivi de ilāh donnerait Allāh par apocope du deuxième terme. De sorte, Allah se traduirait littéralement par « le Dieu » — usage qui rappelle celui du mot « Dieu » écrit avec une lettre capitale en français.

Le site italien « Asianews.it » (PIME) précise que le mot « Allah » est utilisé depuis au moins le XVe siècle par les non-musulmans : les chrétiens utilisaient le mot de « Allah » déjà à l'époque de l'Etat précolonial du sultanat de Malacca, vers 1402. Et l'un des premiers dictionnaires imprimés en langue malay est un dictionnaire malay-latin, de 1631, qui contient déjà aussi le mot « Allah ».

La communauté copte (chrétiens orthodoxes d'Egypte) a été la cible d'une fusillade à l'arme automatique dans le village de Nagaa Hammadi, dans le gouvernorat de Qenaen, en Haute-Egypte, mercredi 6 janvier alors que les fidèles sortaient de la messe de minuit de la fête de Noël qu'ils célèbrent le 7 janvier (jour de l'Epiphanie). La fusillade a fait sept morts, dont six parmi les fidèles et un policier, ainsi qu'une dizaine de blessés.

"Nous avons terminé la messe à 23H00 (21H00 GMT) et je me suis dirigé vers l'évêché, où j'ai vu un homme à bord d'une voiture en train de tirer à l'arme automatique contre tous les coptes qui passaient devant le bâtiment de l'évêché", raconte Anba Kirolos, évêque de Nagaa Hamadi. L'homme "a ensuite continué à tirer dans les rues de la ville sur les coptes".

L'évêque a déclaré que "l'auteur de ce crime est connu et fiché" par la police et "aurait dû être arrêté", mais bénéficiait de protections de la part de personnalités proches du Parti national démocratique (PND au pouvoir). La communauté copte dénonce régulièrement le "laisser-faire", sinon la protection des coupables, de la part des autorités égyptiennes censées la protéger.

Selon les services de sécurité, "le principal assaillant serait un habitant de la ville qui s'appelle Mohamed Ahmed Hussein (musulman), connu des services de police". Depuis une semaine, des chrétiens de la ville recevaient des menaces sur leur téléphones portables affirmant que les musulmans allaient "venger le viol de la fillette lors de la fête de Noël", a poursuivi Mgr Kirolos. En novembre dernier, en effet, une agression sexuelle contre une fillette musulmane de 12 ans par un jeune copte, près de Nagaa Hamadi, avait provoqué la colère des musulmans et des violences contre la population copte locale.
La Haute-Egypte compte les plus fortes concentrations de coptes, atteignant parfois un tiers de la population, notamment dans le gouvernorat de Qena, où s'est produite la fusillade de mercredi. La région a longtemps abrité les groupes islamistes radicaux qui avaient fait des chrétiens égyptiens leur cible. Ces cellules ont depuis été éradiquées, mais le sud égyptien continue à être endeuillé par la pratique du tha'r, code de l'honneur assimilable à la vendetta, engageant l'ensemble d'un clan. L'implication d'un copte dégénère souvent en affrontement interconfessionnel.

Le lendemain, jeudi, des affrontements ont eu lieu avec la police tandis que 2 000 personnes s'étaient rassemblées devant l'hôpital où avaient été transférées les dépouilles des morts. La police a tenté d'empêcher ce rassemblement, provocant la réaction de la foule et des jets de pierres. La police a riposté à coup de grenades lacrymogènes et de lances à eau.
Selon des témoins, les manifestants ont lancé des slogans comme "Non à l'oppression" ou "ô croix, nous te défendrons par notre âme et notre sang". En fin de matinée, les heurts ont cessé, mais manifestants et forces de l'ordre continuaient de se faire face aux abords de l'hôpital.

L'Eglise copte d'Egypte prétend rassembler quelques 10 millions de fidèles (sur une population de 72 millions), soit deux fois plus que les statistiques officielles qui parlent de 5 à 6 millions de fidèles. On ne peut prétendre obtenir des données fiables à ce sujet dans un pays où "l'unité nationale" est un objectif sacro-saint et où les coptes (8% à 13 % de la population) font figure de moutons noirs. La communauté chrétienne copte se plaint depuis des années d'une discrimination et de harcèlement officieux. Ils sont notamment écartés des postes clés de l'armée, de la police ou des universités, sinon pour un ou deux contre exemples réalisés à des fins politiques.

Depuis, les incidents – autour de projets de construction d'églises ou de rumeurs de "conversions forcées" à l'islam – se sont multipliés, provoquant un repli de la communauté chrétienne, son émigration ou sa radicalisation.

Au matin du 26 décembre, les chrétiens protestants de Tizi Ouzou, en Kabylie, ont été accueillis dans leur église par 50 extrémistes musulmans, alors qu'ils se préparaient à célébrer leur premier culte de Noël dans leur nouveau bâtiment.

Après avoir menacé de mort le pasteur, un homme a crié :

« Cette terre est une terre d'islam ! Allez prier ailleurs ! ».

Les extrémistes n'ont laissé entrer personne dans le bâtiment pendant deux jours avant de finalement piller le peu de choses que l'église contenait. Pour beaucoup de chrétiens, ces extrémistes agissent avec la bénédiction de la police, voire de l'Etat, qui ne peut lutter directement contre le christiannisme à cause de l'image internationale que cela renverrait.

En Algérie, les médias diffusent depuis quelques années des émissions qui donnent une mauvaise image des chrétiens. De ce fait, la population voit le christiannisme comme une menace pour la culture algérienne.
En septembre 2006, le président algérien avait promulgué une loi limitant l'exercice des cultes non musulmans. Son application avait entraîné l'ordre de fermeture de 26 églises évangéliques et l'arrestation d'une quinzaine de chrétiens, avant de faire marche arrière suite à la pression internationale

Dans la soirée du 17 décembre 2009, une foule de plusieurs centaines de musulmans a attaqué la chapelle de la paroisse Saint-Arnold, située à Bekasi, agglomération proche de la capitale Djakarta. L'incident n'a pas fait de victime mais l'église a subi d'important dégâts.

Selon Christina Maria Rantetana, présidente du comité de construction de l'église et conseillère auprès du ministre-coordinateur de la Politique, du Droit et de la Sécurité dans le gouvernement indonésien, c'est « une foule d'un millier de personnes (qui) est arrivée aux abords de l'église aux environs de 22h45 (le jeudi 17 décembre) et s'est mise à caillasser l'édifice. Certains sont entrés à l'intérieur et ont tenté d'y mettre le feu ». La police, alertée, n'a pas réussi à calmer la foule. Il a fallu plusieurs centaines de policiers supplémentaires pour parvenir à disperser la foule vers minuit.

« Nous continuerons à utiliser notre église même si elle n'a plus de murs et si nous devons nous asseoir sur des chaises en plastique », a commenté Mme Rantetana.

Elle a aussi assuré toutes les procédures administratives et légales avaient été observées pour l'obtention du permis de construire de cette église, dont le chantier avait commencé en 2008 et restait inachevé.
En Indonésie, la construction des lieux de culte est très étroitement encadrée par la loi, un permis de construire ne pouvant être délivré que si, à l'issue de procédures complexes, le voisinage a explicitement donné son accord à cette construction. Concrètement, il s'avère très difficile pour les communautés chrétiennes d'édifier de nouveaux lieux de culte, les islamistes mobilisant en général le voisinnage pour que ces constructions soient refusées, si les étapes administratives aboutissent.

« La foule s'était rassemblée pour célébrer le premier jour du Nouvel An islamique, le début du mois de Muharram. Lorsqu'elle est passée devant l'église, elle a été provoquée et a riposté », a déclaré Imam Sugianto, chef de la police à Bekasi, après avoir interrogé des acteurs de l'attaque.

Ces violences rappellent à la communauté chrétienne les attentats de la nuit de Noël 2000 perpétrés dans des églises chrétiennes et qui avaient fait dix-neuf morts. Depuis, le pouvoir indonésien a mis en place un très important dispositif de sécurité aux entrées des lieux de culte chrétiens.

Via « Eglises d'Asie », l'agence des Missions étrangères de Paris (MEP).

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