PERSÉCUTIONS DANS LE MONDE


Un chrétien irakien a été enlevé et retrouvé mort dans le nord de l'Irak, malgré le paiement d'une rançon de 15.000 dollars par sa famille, a indiqué la police.

Le corps en état de décomposition de Louaï Barham al-Malik, un vitrier assyrien de 35 ans, a été retrouvé dans un terrain vague à Nimroud, à 330 km au nord de Bagdad. Il s'était installé récemment à Hamdaniya, un village à majorité chrétienne, à la suite des menaces et des meurtres contre cette communauté à Mossoul, la capitale de province de Ninive.

"Il y a une semaine, il a été enlevé par des inconnus qui lui avaient demandé de venir chez eux pour prendre des mesures afin d'installer des vitres. Sa famille a négocié une rançon avec les ravisseurs et leur a versé 15.000 dollars mais Louaï n'est pas revenu. Il a reçu plusieurs balles à la tête", a précisé le lieutenant-colonel de police.

Dans un rapport publié en novembre, l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) affirmait que les minorités, notamment chrétiennes, du nord de l'Irak, étaient les victimes collatérales du conflit entre Arabes et Kurdes sur des territoires disputés et également des extrémistes sunnites.

Entre le 14 et le 23 février 2010, huit chrétiens avaient été tués à Mossoul et dans ses environs.

Sept ans après l'invasion de l'Irak conduite par les Américains, il ne reste plus que 550.000 chrétiens, en majorité des chaldéens catholiques, sur les 800.000 qui vivaient dans ce pays.

Le 13 août 2010, le Cheikh Tobah, Imam d'un village de Shimi à 170 KM au sud de Giza, a appelé au Jihad contre les chrétiens locaux au cours de la prière du vendredi (et pendant le Ramadan). Les coptes vivant dans le village ont été alors attaqués pendant deux jours, et onze coptes ont été hospitalisés tandis que beaucoup d'autres étaient arrêtés.

Les attaques ont commencé quelques heures seulement après les incitations de l'imam.

L'origine de ce Jihad semble être une dispute dans le village entre un copte, Maher Amin, qui lavait son taxi, et un musulman extremiste, Mohamed Ali Almstaui, qui s'est envenimée quand Mohamed a ataqué Maher. Des témoins ont mis fin à l'altercation. Cependant, après la rupture du ramadan en soirée, Ahmad, le frère de Mohamed, qui est connu pour appartenir à une organisation extrémiste, est allé jusqu'au foyer de Maher avec une vingtaine d'hommes, forçant la porte pour l'attaquer lui et sa famille à coups de batons, frappant aussi sa vieille mère et sa seur paralysée, et détruisant son mobilier.

Les forces de sécurité sont venues et ont emporté les victimes chrétiennes pour les retenir au commissariat malgré leurs blessures, où ils furent poussés à accepter une "réconciliation" avec leurs agresseurs, en raison du "saint mois du Ramadan". Les pressions provenaient de Saad Gamal, parlementaire pour Elsaff. Aucun musulman n'a été arrêté.

Le jour suivant la réconciliation, un grand nombre de musulmans ont été réunis par la famille Almstauis et ont attaqué de nouveau les maisons des coptes, frappant les habitants puis sont allés dans les champs attaquer également les coptes qui y travaillaient.

"Pourquoi ne feraient-ils pas ainsi ? quand on leur dit que le parlement les protégera ?" a déclaré le révérend Ezra Nageh de l'Eglise St George à Elsaff. "Alors à qui devons-nous demander de l'aide ? Le parlementaire Saad Gamal hait les chrétiens, et le président Mubarak prétend n'être pas informé de nos difficultés."

Ghali Tawfik, une des victimes coptes, déplore :

"On nous contraint à la réconciliation, et en moins de 24 heures, on nous attaque encore."

Karam Bebawy, une aure victime, dit que l'arrivée au village deux semaines plus tôt d'étrangers "portant de longues barbes et des robes courtes comme les islamistes" a quelque chose à voir dans l'affaire. Il dit que ses voisins musulmans se sont retournés contre lui sans raison depuis lors.

La police a relâchés lundi les victimes arrêtées vendredi, et ont arrêtée trois jeunes coptes pour d'anciennes charges. Le révérend Ezra estime que ce n'est qu'une vieille méthode pour contraindre l'Eglise locale d'accepter la réconciliation. Le maire du village, le cheikh Saad a aloers contacté le révérend Ezra le 14 août pour obtenir une seconde réconciliation, mais a obtenu un refus.

Huit médecins chrétiens et trois Afghans été tués dans la province du Badakshan. Ces onze chrétiens travaillaient pour le compte d’International Assistance Mission (IAM), une ONG protestante qui travaille en Afghanistan depuis 1966. Elle apporte l’aide médicale et matérielle aux Afghans, et contribue à l’éducation des jeunes.

Les Taliban ont accusé ces hommes de faire du prosélytisme en Afghanistan parce qu'ils possédaient des Nouveau Testament en langue dari. Aqa Noor Kentuz, le chef de la police de cette province, s’est dit choqué de voir comment les corps de ces humanitaires découverts tôt samedi matin ont été « criblés de balles » par des Islamistes.

Les onze chrétiens traversaient le Badakshan après s’être rendu au Nouristan lorsqu’ils ont été attaqués. Aqa Noor Kentuz dit que la police a conseillé au groupe d’éviter de se rendre près des forêts du Nouristan mais qu’ils ont tenu à s’y rendre, expliquant qu’ils étaient médecins et que personne ne leur ferait du mal. Ils avaient été Invités par des collectivités locales au Nouristan, avaient achevé leur mission et tentaient de regagner Kaboul lorsqu’ils ont été attaqués.
Le gouverneur de la province du Nouristan, Jamaluddin Badr, a condamné le meurtre des médecins occidentaux qui parcouraient plusieurs districts de sa province et de celle du Badakshan afin de venir en aide aux populations.

International Assistance Mission (IAM) précise que les victimes sont des membres d’une équipe d’ophtalmologues occidentaux qu’elle a envoyée en Afghanistan. Pour l’instant, l’ONG dispose de peu de détails sur ce qui s’est passé, « mais nos pensées et nos prières vont aux amis et familles des victimes », déclare-elle. L’ONG dénonce l’assassinat de personnes innocentes qui consacrent leur vie à aider les autres.

« Nous espérons que cette tragédie ne mettra pas fin à notre action, dont bénéficient annuellement 250 000 Afghans », indique le communiqué

Une bombe artisanale a explosé dans une église orthodoxe à Zaporijia, dans le sud-est de l'Ukraine, faisant un mort et huit blessés. La victime est une religieuse, soeur Lioudmila, âgée de 80 ans. L'explosion s'est produite dans un bâtiment relevant du patriarcat de Moscou, au dernier jour de la visite du patriarche russe Kirill dans cette ancienne république soviétique.
Cette visite était dénoncée par certains comme une atteinte à la souveraineté de Kiev par l'influente Eglise orthodoxe dissidente et marquée par des manifestations de nationalistes ukrainiens. L'église visée appartient en effet à l'Eglise orthodoxe ukrainienne relevant du patriarcat de Moscou, qui est active en Ukraine au côté de deux confessions orthodoxes dissidentes et entretient des relations tendues avec celles-ci.

La police a indiqué jeudi étudier de multiples thèses, dont celle d'un attentat terroriste.

"Toutes les thèses sont examinées, à commencer par un différend personnel ainsi que la possibilité d'un attentat terroriste visant à intimider les fidèles de la cathédrale" affectée, a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Dmitro Andreïev, cité par Interfax.

Le gouverneur de la région de Zaporijia, Boris Petrov, a précisé que la déflagration avait été provoquée par l'équivalent de 500 grammes de TNT, un explosif très puissant, rapporte reporter.zp.ua.

Une enquête pénale a été ouverte pour assassinat, selon des médias locaux. Les explosions mortelles de cette nature sont très rares en Ukraine


Lundi 19 juillet 2010

Deux chrétiens accusés d'avoir écrits un pamphlet blasphématoire pour l'islam et le prophète Mahomet ont été abattus aujourd'hui dans l'est du Pakistan. Rashid Emmanuel (32 ans) et son frère Sajjad ont été tué par balles par un inconnu tandis que le policier qui les escortait a été grièvement blessé alors qu'ils quittaient un tribunal à Faisalabad.

"Les deux frères ont été immédiatement transportés à l'hôpital, où ils ont été déclarés morts", a indiqué un responsable de la police, Amanullah Khan.

Le docteur Rana Bashir, directeur d'un des principaux hôpitaux de la ville, a confirmé leur mort, ajoutant que le policier blessé était opéré.

Les deux frères avaient été arrêtés le 2 juillet, à la suite d'accusations montées de toute pièce selon leurs partisans.

"Les accusations contre eux sont fausses, aucune preuve n'a été fournie et il n'y a aucun témoin", a dénoncé Atif Jamil Pagaan, porte-parole de la fondation démocratique des minorités du Pakistan, ajoutant que les pamphlets avaient été écrits à la main, photocopiés et distribués de manière anonyme.

Au début du mois, près de 400 manifestants avaient brûlé des pneus et manifesté dans le quartier pauvre de Pura à Faisalabad, un bidonville habité par près de 100.000 chrétiens, demandant la peine de mort pour les deux accusés. La loi pakistanaise sur le blasphème, controversée, prévoit jusqu'à la peine de mort, qui n'a toutefois jamais été appliquée dans ce cadre. Les militants des droits de l'Homme réclament l'abrogation de ce texte qui est exploité selon eux à des fins personnelles et encourage l'extrémisme islamiste.


Lundi 7 juin 2007

Hani Salim Wadi, un chrétien de 34 ans, a été assassiné à Kirkouk en Irak.

L'incident a suscité un climat d'insécurité et les chrétiens ont exprimé leur crainte d'une reprise de la violence en Irak. Au cours de ces derniers mois, une série d'attentats ont été lancés à l’adresse des chrétiens à Kirkouk et à Mossoul.

Un auxiliaire du patriarche chaldéen, Mgr Shlemon Warduni de Bagdad, a déploré qu’aucune personne de l’administration n’ait pris la parole pour exprimer sa solidarité avec la communauté chrétienne. Ainsi affirme-t-il: «Vraiment, nous ne savons pas quoi faire avec cette violence. "

Mgr Luigi Padovese, vicaire apostolique d’Anatolie (Turqui) et président de la conférence épiscopale turque, a été poignardé puis égorgé jeudi 3 juin à son domicile par son chauffeur. Mgr Padovese, 63 ans, officiait depuis 2004 à Iskenderun, non loin d'Antakya, l'ancienne Antioche où se trouve la grotte qui fut un lieu de réunion secret des premiers chrétiens.
Son chauffeur, Murat Altun, 26 ans, a été inculpé vendredi. Il travaillait pour Mgr Padovese depuis plus de quatre ans, et a été arrêté peu après son geste avec l’arme du crime et a affirmé à la police avoir agi après avoir reçu une « révélation » divine.

Selon AsiaNews, agence de l'institut pontifical des missions étrangères, Mgr Padovese «a été poignardé dans sa maison (à Iskenderun), est parvenu à sortir de son domicile pour demander de l'aide». Une fois au sol, il aurait alors été décapité par le chauffeur, qui est ensuite monté sur le toit. Là il aurait crié «J'ai tué le grand Satan, Allah Akbar» («Dieu est grand», en arabe) depuis le toit de la maison du prélat.

Selon la presse turque, le meurtrier avait quitté quelques jours auparavant les services psychiatriques d'un hôpital et aurait déclaré à la police avoir eu une «révélation divine». Les autorités locales s'étaient empressées d'exclure un acte politique. L'avocat et la mère du meurtrier ont confirmé que le chauffeur, qui était au service de l'évêque depuis quatre ans, souffrait de problèmes psychologiques.

Dans l'avion qui l'emmenait à Chypre vendredi, le pape Benoît XVI lui-même avait affirmé que ce n'était «pas un assassinat politique ou religieux», tout en reconnaissant disposer de peu d'informations.

Cependant, des catholiques ne manquent pas de rappeler que Mgr Padovese était attendu à Nicosie par le pape au cours de son déplacement à Chypre, pour y recevoir le document de travail du synode pour le Moyen Orient :Instrumentum Laboris, déplacement au cours duquel le pape devait notamment évoquer le sort tragique des chrétiens d’Orient.
Le pape a ainsi déploré « les conflits et le sang qui coule » au Moyen-Orient, en regrettant la destruction par les Turcs de nombreux édifices chrétiens dans l’île de Chypre.
Pour autant, le devoir d'apaisement pousse les observateurs à ne pas y voir de rapport, de crainte d'impliquer la Turquie dans cet acte individuel.

Le pape a rappelé l'engagement de Mgr Padovese pour le dialogue interreligieux et pour l'œcuménisme :

« Je confie son âme à la miséricorde du Dieu tout puissant, conscient à quel point il était engagé, spécialement en tant qu'évêque, pour la compréhension interreligieuse et interculturelle, et pour le dialogue entre les Eglises ».
« Sa mort, a insisté le pape, nous rappelle « la vocation de tous les chrétiens à témoigner courageusement en toute circonstance, de ce qui est bon, noble et juste ».

Une messe a été célébrée samedi dans l’église d’Iskenderun à la mémoire de Mgr Padovese.

Il est tout de même piquant de constater le nombre important de "déséquilibrés" fanatiques qui se promènent en Turquie avec un couteau au poing. A chaque fois qu'un chrétien est assassiné, c'est toujours l'oeuvre d'un déséquilibré. Et Dieu sait s'ils sont souvent assassinés ! Et toujours pour des motifs religieux !

Abdul Sattar Khawasi Le 31 mai, une émission a été diffusée à une télévision locale montrant le témoignage des Afghans (anciens musulmans) convertis au christiannisme. La vidéo a embrasé le pays et a été reprise par toutes les télévision de l'Afghanistan.
Ce reportage avait été réalisé par deux ONG américaine et norvégienne (Church World Service et Norwegian Church Aid), qui ont aussitôt été accusées de prosélytisme et dont les activités dans le pays ont dès lors été suspendues. Le prosélytisme est passible en effet de la peine de mort en Afghanistan.

"Le président d'Afghanistan suit ce problème personnellement", a déclaré Waheed Omar, le porte-parole de la présidence. Cela a fait du bruit et du point de vue du président, c'est un problème sérieux qui nécessite une enquête".

Le président a demandé au ministère de l'Intérieur et aux services spéciaux de prendre des mesures "pour empêcher ce genre de phénomène". Les deux associations font l'objet d'une enquête, avait déclaré le porte-parole du ministère de l'Economie Mohammad Sidiq Amerkhail, mais elles nient tout prosélytisme dans leurs activités.

"S'il est démontré qu'elles ont été impliquées dans des actions de prosélytisme, que la loi afghane définit comme un crime, elle ne seront pas seulement interdites mais traduites en justice pour être punies", a-t-il ajouté.

Abdul Sattar Khawasi, un député, a estié devant ses collègues au Parlement que :

"Les Afghans apparus dans cette vidéo devraient être exécutés en public, l'Assemblée nationale devrait ordonner au procureur et aux NDS (les services spéciaux afghans, ndlr) d'arrêter ces Afghans et de les exécuter".

L’émission en question, dans laquelle les téléspectateurs ont pu entendre des témoignages et voir des baptêmes, a été reprise par toutes les chaînes de télévision afghanes le 31 mai, suscitant des déclarations incendiaires et des menaces à l’égard des chrétiens afghans. Plusieurs centaines d’étudiants de l’université de Kaboul sont descendus dans la rue manifester leur colère.
Le débat fait rage dans la classe politique et met les chrétiens d’origine musulmane en grand danger. Certains ont été contraints d’entrer dans la clandestinité, d’autres ont réussi à fuir le pays, deux sont portés disparus et un a été arrêté.

Trois pasteurs ont été exécutés mi-mai 2010, selon l’agence AsiaNews. Ces trois pasteurs dirigeaient des églises clandestines et ont été arrêtés par la police lors d’une réunion de maison avec vingt chrétiens. Les pasteurs ont été rapidement jugés coupables de diriger une activité religieuse et condamnés à mort. Les vingt autres chrétiens ont été envoyés dans le camp de travail Numéro 15 à Yodok.

En Corée du Nord, de 40 000 à 60 000 chrétiens sont emprisonnés dans des camps de travaux forcés.

On estime que 400 000 chrétiens dans ce pays vivent dans la peur d’être envoyés en prison, torturés ou tués publiquement si les autorités découvrent leur foi chrétienne. En effet, chaque citoyen doit vouer un culte à l’ancien président du pays, Kim Il-sung, et à son fils, l’actuel dirigeant Kim Jong-il.

Un attentat à la voiture piégé a eu lieu dimanche 2 mai 2010 près de Mossoul (capitale de la province de Ninive), qui visait un bus transportant des étudiants et des employés chrétiens se rendant de Hamdaniya, plus grande localité chrétienne du nord, à l'université de Mossoul (350 km au nord de Bagdad).

Un commerçant a été tuée et 80 autres étudiants blessés.

"C'étaient tous des étudiants chrétiens. Ils prennent des bus comme ceux-là pour aller à l'université de Mossoul, depuis les périodes troublées où les chrétiens ont été pris pour cibles", a expliqué Nissan Karoumi, maire de Hamdaniya.

Les insurgés sunnites, comme le réseau Al Qaïda, s'en prennent depuis des années aux chrétiens, aux yazidis, aux shabaks et aux autres minorités d'Irak, de même qu'aux chiites.
Mossoul, capitale de la province de Ninive, est au coeur de vieilles luttes entre les Arabes et la minorité kurde pour le contrôle des terres, du pouvoir et des richesses comme le pétrole.

Dans un rapport publié en novembre, l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) affirmait que les minorités, notamment chrétiennes, du nord de l'Irak, étaient les victimes collatérales du conflit entre Arabes et Kurdes sur des territoires disputés et également des extrémistes sunnites.

Entre le 14 et le 23 février, huit chrétiens avaient été tués à Mossoul et dans ses environs, et depuis l'invasion conduite par les Américains en 2003, il ne reste plus que 550.000 chrétiens, en majorité des chaldéens catholiques, sur les 800.000 qui vivaient dans ce pays, pour une population totale de 30 millions d'Irakiens. Fin 2008, une campagne systématique de meurtres et de violences ciblés a fait 40 morts parmi les chrétiens de Mossoul, provoquant le départ de plus de 12.000 d'entre eux.

Le pape Benoît XVI a condamné les récentes violences contre les chrétiens irakiens et demandé aux autorités de protéger "les minorités religieuses les plus vulnérables" du pays.

Radio Vatican a dénoncé fin avril 2010 une persécution anti-chrétienne des autorités en Ouzbékistan, rapportées par Asia News. Notamment, lors de contrôles effectués au domicile des chrétiens, des livres religieux ont été détruits.
Le motif de ces persécutions est qu'il s'agit d'activités « non conformes et non autorisées par le statut » législatif.

Le code pénal du pays (art. 244-3) punit de prison jusqu'à une peine de trois ans, « la production illégale, la possession, l'importation et la distribution de littérature religieuse ». De nombreux fidèles ont ainsi fait de la prison, y compris pour « avoir enseigné sans autorisation ».

La surveillance vise spécialement les étudiants, qui ont l'ordre d'éviter toute implication dans des « religions étrangères » à la tradition locale, sous menace de l'application de l'art. 240 § 2 du Code d'administration qui interdit « d'attirer les croyants dans une confession ou dans d'autres activités missionnaires ». Tout événement de groupe est passible d'une dénonciation pour les chrétiens qui participent à des match de football ou à des fêtes d'anniversaires.

Les persécutions semblent plus prononcées dans le Nord-Ouest du pays, dans la région du Karakalpakstan, où les chrétiens sont sujets à des menaces continuelles, à des amendes sévères, à la confiscation et destruction de matériel religieux, du fait de la police et des autorités civiles.

La République d'Ouzbékistan est un pays d'Asie centrale de plus de 28 millions d'habitants, à 90% musulmans (sunnites), et dont 80% de la populationest Ouzbeks, peuple de langue turque. C'est une ancienne république soviétique, devenue un État indépendant le 31 août 1991. Le pays est officiellement laïque.

Les chrétiens de Gaza ne sont pas autorisés, cette année encore, à se déplacer en pélerinage à Jérusalem, par décision des autorités islamiques de Gaza (semble-t-il). Les chrétiens se plaignent d'une cohabitation avec les musulmns de plus en plus difficile, alors qu'elle ne posait aucun problème avant la prise de pouvoir du Hamas. La production de vin a même été interdite (comme tout alcool), ce qui pose problème aux chrétiens censés célébrer l'eucharistie avec du pain et du vin.

Une ONG chrétienne avait décidé de protester contre ces restrictions d’accès à Jérusalem le dimanche des Rameaux, en organisant une marche pacifique partie de la basilique de la Nativité de Bethléem. Cette manifestation a été bloquée par la police et les forces israéliennes au check-point de la « Tombe de Rachel », et plusieurs marcheurs ont été arrêtés, dont Abbas Zaki, membre du Comité central du Hamas.

Le responsable d'une église évangélique souterraine a été tué par balles le 15 mars alors qu'il se trouvait dans son village de Mahoday (à 50 kilomètres de Johwar) dans le sud du pays. Après l'avoir abattu, ses assaillants ont ordonné que le cadavre soit laissé aux chiens afin que cela serve d'avertissement à ceux qui souhaiteraient se convertir. La victime se nommait Madobe Ali. L'église évangélique en Somalie est durement mise à l'épreuve en Somalie. Le 1er janvier un autre de ses responsables avait lui aussi été abattu dans la banlieue de Mogadiscio.

Quand le nouveau président est arrivé au pouvoir en Somalie, il a instauré la charia dans tout le pays. Pourtant, il passe pour un modéré aux yeux du mouvement islamiste Al-Shabaab, qui a pris le contrôle du centre et du sud du pays. Son application de la charia est beaucoup plus stricte que celle du président somalien et il entend bien l'imposer à tout le pays. Ce groupe entend en effet débarrasser la Somalie de tous les non-musulmans. Ces islamistes, qui luttent contre le gouvernement de transition du président Cheik Ahmad, contrôlent déjà la partie sud du pays.
Dans les régions dirigées par Al-Shabaab, tous les commerces doivent fermer à l'heure de la prière. Dans les transports publics, les hommes doivent s'asseoir à l'avant et les femmes à l'arrière. De plus, tout divertissement, même regarder des films, est interdit. Toute la population souffre de ce manque de liberté, mais les chrétiens d'origine musulmane certainement plus que les autres Somaliens. Ils sont traqués et assassinés sans ménagement s'ils sont trouvés.

Le 20 juillet 2009, les militants d'Al-Shabaab avaient déjà assassiné un chrétien d'origine musulmane, Mohammed Sheikh Abdiraman à 100 km au nord de la capitale Mogadiscio. Et un mois plus tard, c'est un converti de 41 ans, Ahmed Matan, qui a été assassiné le 18 août 2009. Mais il reste en Somalie une église souterraine fervente qui continue à prier.

En 2009, Al-Chabaab a tué au moins 15 chrétiens, dont des femmes et des enfants. Les chrétiens somaliens n'ont rien à espérer du pouvoir en place car bien que le président Ahmad se qualifie lui-même de modéré, il prône une version de la charia (loi islamique) qui punit de mort ceux qui renoncent à l'islam.

Vingt-quatre ouvriers coptes (chrétiens) ont été blessées par des jets de pierre dans la province de Mersa Matrouh, dans le nord de l'Egypte.
Les affrontements ont éclaté vendredi lorsque des musulmans se sont mis à lancer des pierres contre des ouvriers du bâtiment chrétiens, croyant qu'ils construisaient une église. Les coptes disent qu'ils construisaient le mur d'enceinte d'un hospice et non une église.

Vingt personnes, musulmans et coptes, ont été arrêtées.

8 églises ont été brûlées fin février par de jeunes musulmans dans un climat de violences extrême. En trois jours seulement, 3 églises ont été brûlées : l’église Redeemed Christian Church of God à Tudun Wada le 25 janvier ; l’église Christian Faith Bible et la chapelle Living Faith Fondation, toutes deux à Gusau, les 20 et 24 janvier. Deux pasteurs et quarante-six autres chrétiens ont été tués dans des violence, à Jos, en janvier. La police a estimé à plus de trois cents vies perdues dans l'affrontement.

Le pasteur Edwin Okpara, chef de l'Association Chrétienne du Nigeria (ACN) des dix neuf Etats du nord, qui habite l'Etat de Zamfara, a déclaré être déçu par le manque de réaction de la police d'Etat suite à ces incendies d'églises.

« Il est regrettable qu'il n'y ait eu aucune réponse de la police, et même le gouverneur de l'Etat a refusé de nous rencontrer», a-t-il déclaré.

Dans une pétition datant du 26 janvier, l’ACN a déclaré que les incendies des églises ont eu lieu au lendemain d'un «grand complot pour déclencher des troubles à l’encontre des Eglises et des chrétiens suite aux affrontements religieux à Jos, dans l’Etat du Plateau ». L'association a déclaré que les auteurs des attaques des églises dans l’Etat de Zamfara s'étaient enhardis parce que qu’aucune tentative sérieuse pour arrêter ceux qui ont commis les attentats à Jos n’a été faite. La Police d'Etat n’a pas souhaité commenter la demande de l’ACN.

« Nous sommes sérieusement préoccupés par l'insécurité et la panique que ces attaques ont généré dans la communauté chrétienne et nous demandons que toutes les mesures nécessaires et urgentes soient prises par nos autorités pour préserver la sécurité des vies des chrétiens et des musulmans en tant que citoyens du Nigeria. » réclame le CAN. « Malgré ces attaques et ces provocations, l'Eglise et les chrétiens comme peuple pacifiste ont toujours conservé leur calme et n'ont aucun projet de réplique. Mais nous vous demandons d'agir et de protéger nos intérêts ».

L’Etat de Zamfara, au nord du Nigeria, fut le premier à instaurer la Shariah fin janvier. Le Nigeria, qui comptait encore 48% de chrétiens dans les années 2000, semble glisser peu à peu sous la coupe des milices islamistes selon quelques observateurs.

Ces violences islamiques ont lieu dans un silence étourdissant de la part des grands média internationaux.

Mise à jour : les affrontements à Jos ont fait début mars entre 150 et 500 victimes selon les sources, dans des conflits ethniques qui sont aussi confessionnels. Les médias se font tous l'écho désormais de ces effroyables tueries qui ont lieu au Nigeria. L'affaire semble plus compliquée qu'il n'y paraît. A l'origine, l'ethnie sédentaire berom (chrétien) aurait assailli l'ethnie nomade fulani (musulmans) car ceux-ci voleraient trop de bétail aux beroms. 300 musulmans (chiffre aberrant de l'AFP qui demande à être confirmé) auraient été tués ainsi en janvier. Ceux-ci se seraient donc vengés dans ce premier raid de fin janvier qui a fait 50 victimes, puis dans un second raid du 6 mars qui aurait fait entre 150 et 500 victimes (les chiffres donnés se contredisent). En trois heures, des centaines de personnes ont été massacrées, tuées à la machette et brûlées, et les maisons incendiées, selon les témoins qui ont décrit de véritables scènes d’horreur. Apparemment les attaques étaient coordonnées, les assaillants ont lancé les attaques simultanément sur trois villages. De récents rapports de sécurité affirment que « des intégristes islamistes » dans la région ont encouragé les violences. Les habitants accusent l'armée d'être restée passive alors qu'ils avaient reçu des menaces téléphoniques et que le couvre feu avait été instauré depuis janvier entre 18h00 et 06h00. Le président par intérim Goodluck Jonathan a démis son conseiller à la sécurité, le général Sarki Mukhtar suite à ces massacres.
Ce conflit semble plus ethnique que religieux, même si on ne peut occulter les incendies d'Eglise fin janvier et l'excitation orchestrée par les intégristes islamistes.

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