Dimanche 10 janvier, quatre églises et un couvent ont été la cible d'attaques et de dégradations. Déjà, dans la nuit de jeudi à vendredi, cinq lieux de culte (deux protestants, deux catholiques et un anglican) avaient été visés par des bombes incendiaires. A l'issue de la grande prière du vendredi, plusieurs centaines de musulmans avaient manifesté leur opposition à l'utilisation du terme "Allah" par les chrétiens.

Une bombe a aussi été découverte dans l’école Convenant, dans le voisinage de l'eglise anglicane All Saints attaquée quelques jours plus tôt, qui n’a heureusement pas explosé. C’est la première fois qu’une école est visée. Lundi, c’est le temple protestant Sidang Injil Borneo dans l’Etat de Negri Sembilan qui s’est vu en partie incendié.

Ces violences sont liées à la polémique sur l'emploi du mot "Allah" par des non-musulmans, qui a enflée après que la Haute Cour de Malaisie a autorisé un journal catholique, Herald-The catholic Weekly, édité en quatre langues et tiré à 14 000 exemplaires, à utiliser ce mot pour désigner Dieu, comme dans les autres pays arabes.

Addendum : Les bureaux des avocats de l'Eglise catholique ont été cambriolés et saccagés en Malaisie le mercredi 13 janvier.

"Comme il ne possède ni argent ni biens de valeur, il s'agit certainement d'un acte d'intimidation", a déclaré le père Lawrence Andrew, rédacteur en chef du journal catholique The Herald.

L'Ordre des avocats malaisiens a condamné cet acte de violence et réclamé une "enquête approfondie" au travers de son président, Ragunath Kesavan.
La police a par ailleurs annoncé qu'une église avait été partiellement arrosée de peinture rouge jeudi matin par des inconnus dans la ville de Johor (sud).