Quatre chrétiens ont été tués à Mossoul en l’espace de quatre jours, et un cinquième a été retrouvé mort, après avoir été enlevé, au nord de la ville.
« Nous sommes terrifiés, on nous tue pour vider Mossoul de sa principale composante et les forces de sécurité ne sont pas capables de nous offrir la sécurité » a déclaré à l’AFP Hazem Girgis, un diacre orthodoxe de l’église Saint-Ephrem, au centre de Mosssoul. «La minorité chrétienne est devenue un enjeu et cela se passe toujours ainsi avant les élections. »
Depuis dimanche, cinq chrétiens ont été assassinés en pleine rue.
Dimanche 14 février, Rayan Salem Elias, 43 ans, commerçant chaldéen a été abattu devant chez lui. Le lendemain, Mounir Fatoukhi, 40 ans, commerçant lui aussi a tué par des inconnus qui ont ouvert le feu depuis leur véhicule. Mardi 16 février, deux cousins assyriens Ziya Toma, 21 ans, et Ramsen Shmael, 22 ans, étudiants, ont été mitraillé en pleine rue, l’un est mort, l’autre grièvement blessé. La tragédie se poursuit avec un nouveau meurtre le 17 février, de Wissam George, 20 ans, dans le quartier sud de la ville. Samedi 20 février, Adnane al-Dahan, un chrétien orthodoxe de 57 ans et originaire de Syrie a été retrouvé mort à Al-Belladiyat, un autre secteur du nord de la ville. Il avait été enlevé il y a une semaine devant son épicerie du quartier d'Al-Habda.
L’approche d'élections est souvent à l'origine d'une campagne de terreur, même s’il reste difficile d’expliquer les motifs politiques de tels actes. Pour Marc Fromager, directeur de l’Aide à Eglise en Détresse :
« Ce qui paraît le plus plausible, c’est qu’on veux vider la ville de Mossoul de ses chrétiens. »
Mgr Sleiman, archevêque latin de Bagdad a appelé à l’aide pour
« rompre le mur du silence qui entoure le meurtre de chrétiens à Mossoul. C’est un nouvel exode qui commence, et une fois encore, les chrétiens sont sacrifiés sur l’autel des politiques radicales de ce pays ».
Fin 2008, une campagne de meurtres avait fait 40 morts parmi les chrétiens, entraînant le départ de Mossoul de plus de 12 000 d’entre eux.
Quelques journaux ou blogs relatent ces faits ici ou là, mais force est de constater que ces crimes contre une population en raison de son appartenance à une religion se font dans l'indifférence générale, ce que regrette justement Mgr Sleiman.

1. Le samedi 24 décembre 2011 à 03:16, par patek philippe
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