Dans un entretien au quotidien espagnol ABC, le philosophe français Bernard-Henri Lévy a affirmé que

« la voix du Pape était extrêmement importante. Nous sommes très injustes avec ce Pape. Je ne suis pas catholique, mais je crois qu’il y a des préjugés. Par dessus tout un anticatholicisme primaire qui prend des proportions énormes en Europe.
En France, on parle beaucoup des violations des cimetières juifs et musulmans, mais personne ne sait que les tombes des catholiques sont aussi profanées habituellement. Il existe une sorte d’anticléricalisme en France qui n’est pas sain dans l’absolu. Nous avons le droit de critiquer les religions, mais la religion la plus attaquée aujourd’hui c’est la religion catholique. (...) Beaucoup plus que l’islam. Sur le terrain intellectuel, on prend la défense des musulmans. Des catholiques, beaucoup moins ».

Dans une tribune publiée simultanément le 21 janvier dans l'Osservatore Romano et le Point, Bernard-Henri Lévy s'était insurgé contre la « désinformation » qui entoure Benoît XVI, et demandé que l'on « arrête avec la mauvaise foi » en ce qui concerne le rapport du Pape au peuple juif.

« Il faudrait quand même que l'on arrête avec la mauvaise foi, les partis pris et, pour tout dire, la désinformation dès qu'il est question de Benoît XVI » écrivait le philosophe français.

Un soutien inattendu d'un intellectuel français qui nous touche et pour lequel nous le remercions chaleureusement. Dommage que les journaux de France ne fassent pas l'effort de s'en faire l'écho.