Le clip s'appelle Va y avoir du Soui ! (du bazar, en patois mayennais), et est d'une nullité musicale et vidéo affligeante.

Comment tout cela est arrivé ? Par la faute du maire, Lucien Aubert qui a ouvert les portes de l'église de sa seule autorité pour la livrer à l'équipe du tournage du clip. Le maire regrette simplement d'un « On aurait dû prévenir le père Nezan ».
Quant au directeur de la société de production du Couvoir, Dominique Rocher, il montre son incompréhension de la laïcité en se défendant :

« Nous refusons d'entrer dans une polémique qui n'a pas lieu d'être dans une République laïque au XXIe siècle. Polémique qui, par ailleurs, risque de nuire gravement à l'image de la Mayenne »

C'est surtout le clip qui va nuire à l'image de la Mayenne, soyez responsable M. Rocher.

Quant à la laïcité, elle est justement la séparation des pouvoirs de la religion et du civil. En vertu de la laïcité et de la loi de séparation des pouvoirs de l'Eglise et de l'Etat, rien ne peut-être entrepris entre les murs d'une église sans l'accord explicite de son affectataire, le curé. Le maire a donc enfreint la laïcité en abusant de son pouvoir pour livrer une église entre les mains d'une maison de production, et les voyous de cette équipe ont enfreint les plus élémentaires règles de bienséance et de propriété en se servant dans le linge et les vêtements liturgiques, le cierge pascal, et surtout des vases sacrés, qui appartiennent à l'église.
On peut comprendre la colère du prêtre et du diocèse, et s'indigner de la réaction ignare des journalistes.

Vous pouvez écrire au maire de Saint-Sulpice ici : st_sulpice@cc-chateau-gontier.fr
et au Couvoir production ici : direction@lecouvoir.fr

Et après les mêmes pouvoirs public qui permettent à ces gens (et aux enfants) de jouer avec le sacré s'étonnent des vandalismes contre les lieux saints...
En Mayenne, va y avoir du "soui", vu comment on éduque les gens à profaner le sacré !



Mise à jour : la société formagère "Bons Mayennais" a été alertée par de nombreuses personnes sur la mise en scène obscène de leur fromage, et ont adressé un communiqué sur leur blog. En résumé, la société (manifestement peu consciente de l'offense) a décidé d'attendre la position officielle du diocèse, qui a dénoncé 3 semaines plus tard cette scène. La société a alors agi pour la faire retirer du clip, avec succès. Les clips présents sur internet ne présentent plus cette scène, sauf quelques copies non officielles que l'on peut malheureusement encore trouver.
Le mal est fait et continuera à se diffuser, mais au moins la société a pu faire retirer la scène des copies officielles.

Nous constatons dans cette affaire que la position de l'Eglise ne peut que soulever des quolibets, mais qu'une position économique et légale a beaucoup plus de poids.