Une cinquantaine de tombes ont été profanées le week-end du 19 mars 2011, dans le cimetière de Séjalan, à Mende, en Lozère.

Ornement funéraires, pots de fleurs et crucifix ont été brisés (parfois changés de tombe). Selon les premiers éléments de l'enquête, les actes de vandalisme n’ont aucune connotation religieuse (pour changer)

« On se dirige plutôt vers un jeu en fin de soirée alcoolisée », confie le procureur de la République Samuel Finielz.

Les familles mendoises restent amères.

« S’attaquer à des morts, ce n’est vraiment pas bien. J’ai du mal à trouver les mots... Quel désastre ! » se lamente Jeanine Chaptal. « Ils ont tout cassé, ça fait mal au cœur. »

Les ornements funéraires ont été détruits puis ont servi de projectiles contre la cabine d'une pelle mécanique. Les vitres ont été brisées puis taguée d’un "666", le fameux nombre satanique, chiffre du diable (mais puisqu'on vous dit qu'il n'y a aucune conotation religieuse !).

Des plaintes ont été déposées au commissariat.

En juillet 2008, 37 tombes avaient déjà été vandalisées à coup de croix gammées. Mais comme seules des tombes catholiques avaient été touchées, les autorités avaient déjà déclaré que l'acte n'avait rien de raciste ou de dirigé contre une communauté...



addendum (24/03/11) : la police semble avoir fait un travail très efficace, puisque quatre personnes (dont une mineure) ont été interpellées. Les trois majeurs - une femme, son fils et un autre jeune homme - devraient être jugés mardi dans le cadre d'une comparution immédiate. Mais des profanations en famille, voilà qui change des cas d'ivresse généralement invoqués.