PROFANATIONS EN FRANCE


Deux jeunes hommes sont entrés dans la chapelle du groupe scolaire Saint-Joseph, située à Châtillon-sur-Indre, dans le Centre entre Tours et Châteauroux, dans l'après-midi du mercredi, pour y dérober les saintes espèces. L'abbé Thierry Massé reste sous le choc :

« Ils sont passés par la cour, puis sont entrés dans le bâtiment, ouvert, puisque des gens y habitent. Une fois sur le balcon qui domine la chapelle, ils sont descendus à l'aide d'une corde, cassant une statue au passage… Ils ont ensuite pris, dans le tabernacle, les hosties qui avaient été consacrées la veille, en laissant sur place les vases sacrés, pourtant visibles. La preuve que c'est bien la symbolique de notre foi qui était visée. Pour nous, l'Eucharistie, c'est le corps de Jésus Christ. »

Les malfaiteurs, deux jeunes hommes, ont été surpris par la locataire de l'appartement le plus proche, et ont pris la fuite. Ils sont recherchés par la gendarmerie, une plainte ayant été déposée à la brigade de Châtillon-sur-Indre. D'après les enquêteurs, ce vol n'aurait aucune portée religieuse. Il s'agirait d'un simple acte de délinquance. Opinion qui n'est pas partagée par les autorités religieuses puisque seuls les hosties ont été visés.

Une centaine de paroissien et habitants, indignés, ont participé à une messe de réparation en présence de Mgr Maillard, archevêque de Bourges, six jours plus tard. Chacun s'interroge sur les motivations d'un tel acte : les hosties dérobées n'ont aucune valeur marchande, ce qui tend à prouver « que c'est bien la religion chrétienne dans son intégrité qui était visée. C'est donc une profanation ».

En fin de messe, les hosties consacrées avaient retrouvé leur place au cœur du tabernacle fracturé. Et les collégiens de Saint-Joseph retrouvaient la sérénité de leur petite chapelle.


Vendredi 3 février 2012

Une dizaine de tombes du cimetière St Sulpice ont été vandalisées à Istres en plein après-midi. Des stèles ont été cassées, des statues et des pots de fleurs renversés dans ce petit cimetière du centre ancien situé à côté de la chapelle. L'alerrte a été donnée à 16h30 le vendredi. Vases, poteries, plaques commémoratives : autant de souvenirs et d'objets installés en hommage aux défunts, réduits en mille morceaux. De quoi laisser un sentiment amer pour les proches venus se rendre compte des dégâts. Les familles touchées ont presque les larmes aux yeux, partagés entre colère et tristesse. L'indignation est unanime

La profanation a été condamnée par le maire François Bernardini qui dénonce des actes « stupides et lâches ».

"La ville d'Istres dénonce ces dégradations qui portent le sceau de la lâcheté. Le respect que l'on doit à nos morts est le plus important. Nous n'acceptons pas que leur mémoire ait pu être bafouée".

Le tabernacle de l’église Notre-Dame de Nanteuil, à Montrichard, a été découvert fracturé au lundi matin 27 novembre 2011. L’auteur de ce sacrilège a délaissé les objets de valeur pour n'emporter que les Saintes Espèces : l’hostie consacrée qui était insérée dans une lunule, un petit objet de verre destiné à l’ostensoir (laissée sur place).

« C’est un acte particulièrement grave, commente-t-on à la boulangerie en face de l’église. On voit bien que la personne qui a fait cela savait où trouver ce qu’elle cherchait ».

Même appréciation sur le trottoir de la part d’une paroissienne, « choquée comme nous tous par ce que l’on vient d’apprendre ». De fait, on a vite pris connaissance de cet événement dans le quartier, et pour ceux qui n’étaient pas encore informés, l’avis placardé sur la porte de l’église fermée, est particulièrement explicite. Le père Dom Pierre-Antoine Belley invite les paroissiens et personnes de bonne volonté à une messe de réconciliation. C'est en effet dans la tradition de l'Eglise de célébrer une messe de réconciliation et de réparation, présidée par l'évêque du lieu, lorsqu'une profanation au sens propre, la plus grave offense qui puisse être faite puisqu'elle vise Dieu lui-même, est commise. Monseigneur de Germiny, évêque de Blois, remettra donc le Saint Sacrement au tabernacle jeudi, date jusqu'à laquelle l'Eglise restera fermée pour manifester la gravité du sacrilège.

Le père appelle aussi les Montrichardais et les habitants des alentours à signaler à la gendarmerie tout élément permettant d’identifier les auteurs. Si l’on n’a pas encore d’idée bien précise à donner, « le fait que seule l’hostie consacrée ait disparu laisse perplexe », confie un couple à la sortie du cimetière. « On ne peut pas s’empêcher de penser aux gens qui volent les objets religieux pour les histoires de satanisme. » Le père craint lui aussi que l'usage satanique de l'hostie ne soit la seule explication à un acte aussi ciblé.



Lundi, les services techniques de la ville entreprenaient la restauration du tabernacle, remis en place, dès hier après-midi sur son autel. Une attitude très appréciée des paroissiens, sensibles à l’attention qu’on leur porte dans ces moments douloureux. Jeudi, la messe de réconciliation rassemblera beaucoup de monde.

Plusieurs églises du pays de Bessin, en Normandie, dans les environs de Bayeux, ont été vandalisées pendant le week-end.

Dans la Paroisse Notre-dame du Bessin, les églises de Saint-Loup Hors et du Manoir ont été ciblées, et des objets du patrimoine ont été fracturés. Sur la paroisse de Port en Bessin, le préjudice est beaucoup plus important. Le père Fabrice Verrier déplore des effractions et des vols dans l'église de Port-en-Bessin, où le calice, entre autres, a disparu été emporté, mais aussi à Longues-sur-mer, Vaux sur Aure et Ryes. A Longues, tous les tableaux du chemin de croix ont été dérobés.



Ces vols interviennent en pleine préparation de la fête de Noël, et la paroisse Notre dame du Bessin qui souhaitait reconduire son dispositif "la route des crèches" permettant à ceux qui le désirent de découvrir la trentaine d'églises du secteur, leur crèche et leur patrimoine, s'interroge.

15 députés ont signé le communiqué du député de l'Isère Jacques Remiller qui dénonce et s'alarme du mauvais traitement dont sont victimes les chrétiens dans le monde, mais aussi en France, bafoués tant par des actes de vandalismes qui se répètent que par des "artistes" qui se déchaînent contre cette religion, avec un enthousiasme qui interroge ces responsables politiques.

Le communiqué cite quelques affaires récentes dans le monde dont ont été victimes les chrétiens, comme les assassinats et emprisonnements abusifs de chrétiens au Vietnam, une religieuse tuée en Inde le 15 novembre dernier, 130 chrétiens massacrés le 5 novembre 2011 au Nigéria, le meurtre d'un jeune Somali chrétien réfugié au Kenya le 27 octobre dernier, ou encore les persécutions subies par les coptes en Egypte depuis le "printemps arabe". Mais en tant qu'élu, ces hommes s'alarment plus encore des actes perpétrés sur notre sol, citant des profanations de statues religieuses dans les églises, et surtout les artistes.

Ils évoquent ainsi les "oeuvres d'art" qui bafouent volontairement la foi chrétienne :

  • Le Piss Christ ( dont nous dénoncions surtout l'utilisation par la ville et l'affichage excessif de l'image profanant un crucifix)
  • L'Université de Corse qui a accepté de placarder partout dans ses locaux la photographie d'un chapelet enroulé autour d'un sexe prise par un de ses étudiants...
  • La pièce de théâtre ''Sur le concept du visage de Dieu" (de Romeo Castellucci ) où l'on voit des enfants dégoupiller des pierres(?) et les lancer comme des grenades contre l'immense visage du Christ qui trône en décor au fond de la scène. Une scène jouée à Avignon et dans d'autres pays, et curieusement retirée avant de montrer la pièce aux journalistes à Paris, puis réintroduite dans les autres villes (où les journalistes nationaux ne vont pas). La scène finale où un vieillard incontinent défèque sur tout l'immense visage du Christ avant qu'apparaisse le texte "tu n'es pas mon berger" n'a pas été modifiée, elle. L'auteur a cependant menti à toute la presse et aux responsables de l'Église en prétendant que cette colique n'était en fait que "suggérée" par un "voile noir", ou qu'il n'y avait aucune intention de nuire au Christ dans son oeuvre (après avoir caché la scène des grenades).
  • La pièce de Théâtre ''Golgotha Picnic" (de Rodrigo García) où l'auteur ne cache pas, cette fois, son objectif : montrer que l’iconographie chrétienne est pour lui l’image même de la « terreur et de la barbarie », ce qui est son droit après tout. Mais il le fait en y appelant en permanence le Christ "el puto diablo terrorista" (le putain de diable terroriste) et par une mise en scène trash qui veut ridiculiser le Christ. L'art est libre, certes, mais la violence de certaines scènes ont interpellé : hormis le but de choquer, d'outrager pour outrager, quel est le dessein de tant d'injure ?

Le député et ses co-signataires finissent ainsi :

« Certains clament leur très légitime indignation en manifestant publiquement devant théâtres ou salles d’exposition. Sans doute certains sont-ils excessifs car excédés par ce déferlement christianophobe. Mais ils ont le mérite de réveiller une certaine apathie chez nos concitoyens qui, tout en étant d'accord avec eux, n’osent pas réagir, terrorisés par l’opinion médiatique qui les ferait passer pour des « fondamentalistes chrétiens ».

Comment pouvons-nous admettre que l'argent du contribuable subventionne grassement des oeuvres si contestables? Accepterions-nous que l'impôt finance des scènes non respectueuses de l’Islam ou du Judaïsme ? »


Le père Daniel Ange, conférencier de renom, s'étonne lui aussi et lance un appel similaire :

« Je vous le demande : qu’avez-vous contre Lui ? Quel mal vous a-t-il fait ? Pourquoi cette haine viscérale contre Quelqu’un qui n’a été que bonté, douceur, tendresse, totalement donné aux autres

Il refuse bien sûr les intrusions violentes de certains groupe catholiques, tout en les comprenant étant donné la trop grande prudence de l'Eglise à condamner ces oeuvres :

« Autant n’avons-nous aucun droit aux armes, autant avons-nous tous les droits aux larmes. Bref, nous récusons la violence, mais exprimons notre souffrance. Nos silences douloureux posent-ils question à votre arrogance ? »

Il se retourne enfin vers les institutions et les politiques qui financent tout cela :

« Comment avez-vous pu faire cela, sachant – au moins devinant- combien vos propres concitoyens en seraient choqués. (...) Combien de manifestations antichrétiennes avez-vous ainsi subventionnées ? Auriez-vous pris le risque de financer des scènes blasphématoires de l’Islam ou du Judaïsme ?
Et vous, les responsables politiques qui laissez faire sans avoir le courage d’intervenir, je vous pose la question : votre stratégie politique, qui donc vise t-elle ? »

Et il leur demande pourquoi ils ne subventionnent pas les mêmes outrages aux autres religions :

« Répondez-moi : pourquoi vous n’osez pas le faire ? Simplement parce que vous avez peur des bombes. Vous vous avez raison, car vous leur feriez 1 % de ces scènes, vous les auriez, les grenades ! Mais les gentils cathos, ces bonnes poires, ça se laisse faire, ça ne réagit pas, c’est mou sinon amorphe, donc aucun risque. Allons-y ! Vraiment, j’admire votre courage ! »

Et achève ainsi

« C’est une cascade non stop depuis des décennies. Trop, c’est trop ! Nous existons ! Respectez-nous ! Pitié pour nos larmes amères, nos cris étouffés, nos cœurs meurtris ! Laissez-nous souffler ! On n’en peut plus ! »

Cinq statues religieuses, trois vierges et deux Christ, situées dans l’agglomération de Dax (Landes), ont été vandalisées entre le 10 et le 18 novembre 2011. Quatre d’entre elles ont été recouvertes de peinture.

La première dégradation a été commise le 10 novembre dans l’église de Pontonx sur une statue de l’apparition de la Vierge à Bernadette Soubirous, qui a été badigeonnée de peinture rouge de haut en bas. Puis, à Saugnac-et-Cambran, le visage d’une vierge, située à un carrefour, a été recouvert de peinture rouge et à Buglose, berceau de Saint-Vincent de Paul, le visage de la Vierge a été peint en noir. Quatre jours plus tard, les colonnes du kiosque abritant les statues ont été taguées en rouge et les bras du Christ ont été sectionnés. Le dernier acte a été commis vendredi, quand le Christ de l’église de Rion-des-Landes a été maculé de peinture rouge.

« Il faut raison garder, a pour sa part estimé la procureur de Dax, Frédérique Loubet Porterie. Néanmoins, ce sont des faits extrêmement graves de nature à porter atteinte à l’ordre public et au respect de la laïcité. » Elle rappelle que la loi punit de sept ans de prison et 100 000 € d’amende la dégradation d’un bien culturel exposé dans un lieu de culte.

Maires et gardes champêtres sont en état d’alerte, alors que les patrouilles de gendarmes sont renforcées près des lieux de culte. De son côté, l’évêché demande aux prêtres de porter plainte dès le constat de dégradation.

« Tout ceci est extrêmement navrant, choquant, préoccupant, explique Mgr Bernard Hayet, vicaire général du diocèse. C’est du vandalisme gratuit. Je ne dis même pas le mot profanation. Pour profaner, il faut en vouloir à quelqu’un et à ce jour, je n’ai reçu aucune revendication anticatholique »

Décidemment, la trop grande prudence des ecclésiastiques (ou bêtise ? Car comment ne pas voir un dessein dans le fait de badigeonner de rouge plusieurs statues dans plusieurs lieux et à plusieurs dates différentes ? Il faut une lettre signée pour l'expliquer ?) est sans doute ce qui finit par pousser certains croyants à s'exprimer de façon moins contrôlée et plus franche. Il est un peu tard alors pour tenter de condamner des propos ou des comportements inadéquats...

La gendarmerie a ouvert une enquête

Le cimetière du village de Sussargues dans l'Hérault a été vandalisé dans la nuit de samedi. Une trentaine de tombe ont été visée, et notamment les crucifix ont tous été déposés à l'envers au pied les pierres tombales (ou parfois retournés de force), des statuettes de vierge plantées la tête dans le sol, tandis que des tags satanistes étaient inscrit un peu partout.

On y trouvait des mentions telles que "La bête est de retour, Satanas Regie", "Hell", "666", "Baal" et d'autres inscriptions plus vulgaires contre le Christ. Les habitants sont consternés, mais selon le maire, Alain Barrandon, les traces satanistes laissées tournent au ridicule, et cette piste n'est donc pas réellement privilégiée. Il parle de personnes désoeuvrées...
Que les satanistes violeurs de sanctuaires soient professionnels ou non ne change rien au drame qui s'est joué et à l'hostilité réelle de ces voyous contre le chrisitannisme.

Le préfet de la région Languedoc-Roussillon, Claude Baland, s’est rendu lundi matin au cimetière

Les gendarmes de Castries sont chargés de l'enquête.


samedi 12 novembre 2011

L’église Sainte Claire de Vauréal, dans le Val d’Oise, a été victime d'actes de vandalisme qui ont visés particulièrement les signes chrétiens : le cierge pascal et les fonts baptismaux ont été détruits, tandis que les murs extérieurs étaient tagués.

Un conseiller municipal d'une ville voisine, Alexandre Simonnot, interroge dans un communiqué les associations antiracistes, le gouvernement et la Halde en les critiquant pour leur absence de réaction sur ce fait, tandis qu'ils sont suractif dès qu'une autre religion est ne serait-ce qu'insultée.
A noter que la ligue de la défense juive condamne cette profanation avec véhémence et s'indigne elle aussi du manque de réaction de la classe médiatique.

Une vingtaine de tombes du cimetière de Gambais, dans les Yvelines ont été vandalisées dans la nuit de samedi à dimanche.

Les dégradations ont été constatées en fin de matinée dimanche. Des tombes ont eu leur plaque cassée et dégradée mais aucune inscription n'a été retrouvée dessus.

"Aucune communauté n'était particulièrement visée", a assuré la préfecture.

Aucune communauté. Voici une expression qui laisse songeur. Un crime n'est grave que s'il vise une communaté en particulier, et par des textes laissés sur place. Pas de texte, pas de cible, pas de victime. Les croyants qui se sentent blessés par de tels actes sous-humains ne sont pas une communauté, pas plus que les habitants qui se reccueillaient dans ce lieu, pas plus que les français qui ont encore inscrit en eux la pratique d'honorer les morts.

L'enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie de Houdan.

Un millier de personnes s'était rassemblé au sanctuaire Notre-Dame de Santa-Cruz à Nîmes, pour la procession organisée par la Joyeuse Union Don Bosco (JUDB) qui a lieu tous les ans depuis 1982.
Mais au moment de regagner leurs véhicules, les fidèles se sont vus caillassés par des jeunes des cités voisines.

Ce sanctuaire est surtout réputé pour ses processions de l'Ascension, qui se déroulent du Mas de Mingue jusqu'au sanctuaire de Notre-Dame-de-Santa-Cruz, en l'honneur de celle qui, par le miracle de la pluie venue au terme d'une longue période de sécheresse, a guéri en 1849 la ville d'Oran (Algérie) d'une épidémie de choléra. Depuis 1963, la procession de l'ascension réunit surtout les rapatriés d'Algérie dans des effusions de joie, jusqu'à 10 000 personnes.

Les pénerinages d'octobre ont lieu depuis 1983 et rassemble la grande famille salésienne d'Oran des quartiers de la Marine et d'autres proches.



Le petit village de Buxy, en Bourgogne, et ses 2 000 âmes se sont réveillé dans la consternation en découvrant que son cimetière avait été la cible de profanation et de dégration sévères contre les croix et les stèles.

Le maire du village, Mme Lanoiselet, se dit consternée et révoltée par ces actes. Elle appelle d'éventuels témoins à se manifester et à se rendre à la gendarmerie pour apporter leurs témoignages.
Le parquet de Chalon-sur-Saône a ouvert une enquête pour identifier les auteurs de la profanation. Les gendarmes se sont rendus sur les lieux pour constater les dégâts. Les auteurs n'ont laissé ni inscription, ni message derrière eux.



Selon un journaliste de France 3, une hypothèse pourrait être une vengeance après une vague d'interpellations dans la commune, mais la gendarmerie ne privilégie pas cette piste.

Et toujours deux poids deux mesures dans les medias et le monde politique et associatif. Le samedi suivant, 28 tombes musulmanes ont été odieusement taguées de propos racistes au cimétière Saint Michel à Carcassonne. S'en est suivi un déluge de dépêches médiatiques sur cet événement (évidemment condamnable), de condamnations émanants de responsables associatifs, de représentants de toutes religions (des cérémonies oecuméniques ont été réclamées et obtenues), et d'hommes politiques (peut-être ravis de trouver une audience), de tous bords politiques, enfin réunis sous cette cause commune : ne surtout pas paraître négliger les victimes.
D'ailleurs, il est déjà reproché à un parti politique d'avoir trop tardé à condamner cet acte.

Rien de tel pour les faits anti-chrétiens, tant des partis qui se prétendent chrétiens que des associations qui prétendent défendre les libertés fondamentales de notre société, ou des autorités religieuses diverses qui ne remuent les lèvres pour s'indigner. Pas de conseil municipal réuni pour se reccueillir.
Juste un fait divers que ces croix fracassées, ces tombeaux où siègent des corps baptisés, fracturés.

L’église Saint-Michel à Dijon a été taguée dans la nuit du mardi au mercredi 13 septembre.
La mairie (qui possède les murs des églises depuis la confiscation de 1789 et la loi de séparation de 1905) a rapidement réagi en faisant effacer les inscriptions. On y trouvait notamment une croix barrée ou des inscriptions anarchistes an anglais « No gods, no masters » (« ni dieux ni maîtres »).

Le Bien Public, qui relate ces faits, précise que ce type d’inscriptions est qualifiées de « dégradations », sur le plan pénal. Sur le plan légal, le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sur les façades, les voies publiques ou le mobilier urbain, fait encourir une amende de 3 750 €, si le dommage est léger, ainsi qu’un travail d’intérêt général. Lorsque le tag a détérioré le support, le contrevenant encourt deux ans de prison et 30 000 € d’amende, sans compter la sanction, sur le plan civil (dommages et intérêts, frais de justice...).

Les tags sur les sites religieux (par exemple des stèles de cimetière) semblent bénéficier du même traitement... sauf si les stèles sont musulmanes ou juives. A moins que la différence ne soit que médiatique... Mais il me semble que des lois contre le racisme (mais l'islam est-il une race ?) ou la discrimination en raison d'appartenance à une religion sont régulièrement citées dans ce genre de cas. Pas en ce qui concerne la religion chrétienne, semble-t-il...

Numérama a fait un excellent article, relevé par le journal Sud-Ouest, au sujet de la hiérarchie des crimes et des délits, en réaction à la mésaventure d'un adolescent de 15 ans qui a atterri au tribunal pour avoir partagé 20 films (et dénoncé par sa directrice d'école), et en écho aux émois du premier ministre anglais David Cameron qui expliquait les récentes émeutes anglaises par une perte des repères et un "effondrement moral" de la société.

Numérama se faisait alors une joie maligne de constater le désordre qui semble régner dans la hiérarchie des peines, qui juge finalement moins grave de profaner un cimetière ou d'abandonner sa famille (1 an de prison), que de copier un film (3 ans de prison).

"A quel moment de l'histoire le rapport de nos sociétés à la culture a-t-il dérapé au point qu'aujourd'hui, un jeune de 15 ans puisse se retrouver jugé par un tribunal pour avoir téléchargé et partagé une vingtaine de films ? Nous le disions récemment à propos du premier ministre britannique David Cameron, qui expliquait les émeutes par un "effondrement moral" de la société : il ne peut y avoir d'échelle morale respectable et donc respectée dans une société qui fait de l'échange d'oeuvres culturelles un délit pénal aussi grave que le vol ou l'agression physique.
Il est temps de remettre sur la table la hiérarchie des crimes et des délits, pour redonner de la légitimité aux pouvoirs policiers et judiciaires."

Nous ne pouvons que nous moquer à leurs côtés d'un tel déséquilibre des peines.

L'église de Saint-Jouin-Bruneval (en Seine-Maritime, côte normande) a été vandalisée dans la nuit du samedi au dimanche 16 juillet 2011.

Des voyous sont entrés par la porte du clocher, qui conduit à la tribune dans la nef. Ils sont ensuite descendus avec une échelle, et ont pris un banc de la chorale pour enfoncer la porte de la sacristie, qu'ils ont proprement arrachée. Ils ont ensuite renversé les cierges et leur support. Puis ils ont arraché un coffre en bois près du maître-autel, et enfin fracturé le tronc des cierges. Environ 20 euros se trouvaient à l'intérieur.

Les gendarmes de Goderville sont sur l'affaire. La mairie a déposé plainte.

Seize tombes du cimetière de Combronde (en Puy-de-Dôme, près de Clermont-Ferrand) ont été profanés deux fois ces deux dernières semaines.

Plusieurs crucifix ont été brisés ainsi que des plaques commémoratives en marbre et des pots de fleurs.
Plusieurs familles ont déjà déposé plaintes auprès de la gendarmerie, en plus de la mairie, qui invite la population à vérifier l’état des concessions.

Une enquête est en cours.

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